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lundi 18 décembre 2017

Le jour où j'ai hébergé des réfugiés

Depuis le temps que je suis dégoûtée de ce qui se passe au Parc Maximilien... Ces milliers de réfugiés à la rue, qui subissent les raffles de la police, le froid, la faim, la maladie, le rejet. Je m'insurge sur Facebook, j'admire les volontaires de la plateforme citoyenne d'aide aux réfugiés qui, eux, agissent pour leur prochain...

Ce week-end, j'ai décidé d'agir, moi aussi. Sur un coup de tête. Je suis allée au supermarché, j'ai acheté de quoi faire 6 paquets à offrir à des réfugiés. J'y ai mis une salade de thon à la mexicaine, une compote, des speculoos, des chocolats, des babybels, un jus multivitamines, une bouteille de coca, des mouchoirs, des bougies chauffe-plat, un rasoir et une brosse à dent.

Puis, sur le chemin vers le Parc, je me suis dit que, vu que j'étais seule ce week-end, je pourrais peut-être héberger quelqu'un. Arrivée au Parc, j'ai croisé quelques réfugiés à qui j'ai offert mes paquets, demandant mon chemin jusqu'à les trouver tous rassemblés Gare du Nord, où des volontaires distribuaient des repas chauds. Là, on m'a dirigée vers la personne en charge de coordonner l'aide. Je lui ai proposé d'héberger 3 personnes. Elle m'a trouvé 3 soudanais qui se connaissaient. Ils étaient jeunes et parlaient plus ou moins anglais (au moins deux d'entre eux). Je leur ai dit que je pouvais les héberger pour la nuit et que je les ramènerais ici le lendemain. Je les ai aussi prévenus que je n'habitais pas à Bruxelles, mais à la campagne.

Au moment d'entrer dans la voiture, un quatrième qui semblait les connaître s'est approché de nous, ils m'ont demandé si on pouvait l'emmener avec nous. Je me suis souvenue que j'avais encore un matelas pneumatique, et une place de plus dans la voiture. J'ai accepté.

Dans la voiture, je me suis présentée et j'ai demandé leurs noms. Il y avait Ali, Abdu, Mossab et Ahmed. Ils avaient l'air épuisés, mais charmants.

Arrivés à la maison, je leur ai donné des serviettes pour qu'ils puissent prendre une douche. J'ai installé le matelas pneumatique dans la chambre des filles et j'ai enfourné les pizzas.


Nous avons passé la soirée à discuter et à regarder YouTube. Ils m'ont fait écouter de la musique soudanaise, m'ont montré des vidéos de fêtes traditionnelles. Ils ont une étrange tradition où les hommes se fouettent les uns les autres (jusqu'au sang) au son de la musique. Si j'ai bien compris, ils font ça à diverses occasions, notamment durant les mariages. Presque tous ceux qui étaient là avaient déjà participé à ce genre de célébrations.

Du coup, je leur ai montré des vidéos du carnaval de Binche et les photos de mon mariage.

Ils m'ont demandé si j'avais une religion, quand j'avais commencé et fini mes études, quand je m'étais mariée... Ils étaient étonnés qu'on ne vive pas avec nos familles mais que chacun vivait dans des maisons séparées. Ils m'ont expliqué que chez eux, les femmes restent à la maison et qu'à 17 ans, ils se mariaient.

Le dimanche matin, nous avons pris un bon petit déjeuner, et c'est vers 16h que je les ai ramenés au Parc. Je suis restée en contact sur Messenger avec l'un des quatre, on a échangé les photos de cette soirée.

Puis ce lundi soir, en rentrant du boulot, je crois reconnaître l'un de leurs visages au bord de la route, à une cinquantaine de mètres de chez moi. Je ralentis, regarde dans mon rétro si cette personne reconnait ma voiture, mais elle continue son chemin. Je me dis que j'ai dû rêver.

Je rentre chez moi, et trente minutes plus tard, on frappe à ma porte. C'est bien celui que j'avais cru reconnaître sur le bord de la route. Il a retrouvé mon adresse et a réussi à venir jusqu'ici. Il m'explique qu'il a passé la nuit en prison, et il me montre un ordre de quitter le territoire (en flamand) que lui a remis le policier. Il me dit que demain il va se rendre à Fedasil pour rentrer sa demande d'asile.

Je le fais entrer, lui prépare à manger et reprépare la chambre que je venais de ranger. Pendant qu'il mange, je cherche sur internet comment l'aider à rentrer son dossier. Je lui trouve quelques adresses utiles qu'il pourra aller voir demain, à commencer par les associations d'aide aux réfugiés. Il a besoin d'une assistante sociale et d'un avocat, j'espère qu'ils pourront l'aider. Je n'y connais rien en procédure, mais je lui recommande de ne pas se rendre directement à l'Office des Etrangers avant d'avoir été voir l'une de ces associations.

Il est frigorifié. Il a mal à la tête. Il a l'air épuisé. J'en profite pour demander à celui avec qui je suis encore en contact sur Messenger s'il va bien. Lui n'a pas eu d'ennui avec la police. Il m'envoie une photo de lui souriant. Je suis rassurée (un peu) sur son sort, en tout cas pour l'instant.

Je suis contente que celui-ci soit venu, parce que je peux l'aider ce soir encore. Mais je vais devoir lui expliquer qu'il ne pourra pas revenir quand j'aurai mes filles. Et que je ne pourrai pas le conduire à Bruxelles demain.

Je suis contente de ce que j'ai fait ce week-end. J'aurai fait ma part du colibri. Ce n'est qu'une toute petite goutte, mais c'est déjà ça. Et il y en aura peut-être d'autres.

jeudi 2 novembre 2017

Messieurs, si vous voulez pécho sur Tinder, arrêtez ça...

Vous n'êtes pas sans savoir que je suis célibataire depuis un certain temps maintenant (et si vous ne le savez pas, vous n'avez qu'à relire ce post-ci, et celui-ci aussi, entre autres...).

De nos jours, faire des rencontres n'est pas toujours chose facile, et c'est bien naturellement que je me suis tournée vers les applications spécialisées dans la recherche de nouvelles relations qui pourraient (qui sait, sur un malentendu, ça peut toujours marcher comme dirait Jean-Claude) enrichir ma vie.

Mais messieurs, dans quelle galère vous nous mettez...

Je vous présente ci-dessous 11 des pires repoussoirs qui représentent certainement 85% des profils qui me sont proposés.

1. Un torse nu, et pas de visage


Bon OK, des tablettes ça peut être un argument de vente. Mais de un, pas en photo d'accroche. De deux, certainement pas comme unique photo et de trois, encore moins quand tes tablettes sont fondues.



2. La bagnole

Non, on n'en a rien à caler de ta bagnole. Aussi grosse, chère et voyante soit-elle. Alors quand en plus on sait que c'est pas la tienne, ça te rend juste encore un peu plus pathétique...



 3. Les photos de couple

Euh... t'es ici pour quoi en fait ? C'est quoi l'idée de mettre une photo de toi avec une femme ? Pour montrer que tu as déjà été en présence de la gent féminine ? Que ce soit ta soeur, une copine, ton ex ou ta maman, on s'en fiche.



 4. Le paysage

Surtout comme seule et unique photo. Tu sais comment on l'interprète ? "C'est qu'il est moche". En fait, tous les profils sans visages mènent à cette interprétation. Ca ou rien, c'est pareil.


5. Rien, justement

Allô, non mais allô quoi ! (Merci Nabilla). "T'es sur Tinder et tu postes pas de photo" is the new "T'as des cheveux et t'as même pas de shampoing". Non, ça ne te donne pas un air mystérieux qui nous donne envie de le découvrir. Si on te laisse le bénéfice du doute en pensant que peut-être tu n'es pas si laid que l'appareil aurait peur de toi, on se dit d'office que t'es juste un mec casé qui veut pas que sa meuf le capte. Bonjour !


6. L'animal de compagnie

C'est mignon tout plein de vouloir nous montrer que tu es un homme sensible, un ami des bêtes... Mais la photo de ton chien, ton chat, ton chinchilla ou ton furet comme seule photo de profil, ça ne nous fait pas craquer. Au pire on se demande si tu n'as pas des fantasmes de zoophilie et ça fait peur !




7. La citation

J'avoue, certaines citations on déjà réussi à me faire sourire et chercher d'autres photos. Mais s'il n'y en a pas, oublie. Et alors si tu utilises une citation pour attirer le chaland, t'as intérêt à vraiment bien cibler.

P.S. : Rixky, il existe un site de rencontres spécialisée pour les chrétiens. Ne me remercie pas.


8. L'avatar

Comment dire... Cher "J", tu as 33 ans, tu es fan de Dragonball Z au point de t'identifier à lui, tu es timide au point de ne pas oser mentionner ton prénom... Je me fais une image mentale de toi assez nette d'adolescent attardé, probablement gros et laid à la peau grasse, qui passe ses nuits à jouer quand il ne matte pas quelques pornos en jetant de temps en temps un oeil sur la porte pour s'assurer que maman ne passe pas la tête par la porte.

9. Les photos ratées

Si tu ne prends même pas la peine de mettre une photo un tant soit peu réussie, faut pas demander le soin que tu prendras de toi, de nous et de tout ce que tu entreprends. On fait les choses bien ou on ne les fait pas. Et si tu me dis que c'est volontaire pour cacher ta sale gueule, et bien sache que ça ne marche pas.




 10. Sans les yeux

Peut-être (je dis bien peut-être) que les lunettes de soleil te donnent un air super cool, mais si tu n'as pas au moins une photo où on voit tes yeux, tu as toutes les chances de te faire zapper.


 11. Les effets spéciaux

Chéri, t'es gentil, mais ça ou rien (voir point 5) c'est pareil. Ca ne te donne pas l'air d'un artiste non plus. Tout ce que ça crie, c'est "Je suis trop moche sur cette photo alors je l'ai trafiquée pour que ça se voie moins".



Bon, je vous ai épargné les photos de famille (le papa qui pose avec ses enfants ? C'est très bien d'avoir des enfants et de les aimer, tu peux le mentionner dans ton descriptif, mais ce n'est pas leur place sur ton profil Tinder, tu me les présenteras quand on aura couché ensemble au moins plus d'une fois, si jamais on arrive jusque là. Ce qui n'arrivera pas si tu mets une photo de toi avec tes mioches sur Tinder), les photos de dos (quoi, t'es trop moche de face ?), les photos de kékés au volant de leur bagnole (et ça pourtant, y en a des masses ! En quoi tu crois que c'est vendeur de te voir au volant de ta voiture?), les photos d'alcooliques (ouéééé, tu sais t'amuser, c'est cool !), les sado qui cherchent une soumise avec des photos de 50 nuances (bon, ça on sait jamais, ça peut en attirer certaines...).

Et vous, les filles mais aussi les mecs, c'est quoi les pires profils que vous croisez sur Tinder ?





samedi 29 juillet 2017

Un an de célibat, ça donne quoi ?

Je me rends compte que ça fait un moment que je ne vous ai pas donné de nouvelles... Et pourtant, il s'en est passé des choses depuis mon dernier post !
Aujourd'hui, j'avais envie de faire un peu le point sur cette année. Ça va faire un an que je suis rentrée de Saigon, seule. Fin de l'été 2016, j'entamais un nouveau chapitre de ma vie : il m'a fallu trouver un nouveau chez moi, un nouveau travail, un nouvel équilibre... L'heure est à la gratitude pour tous les bienfaits qui m'ont été offerts ces douze derniers mois.



Ma vie de maman solo

Avec les filles, tout se passe pour le mieux. C'est une chance. Comme notre séparation se passe dans la sérénité, elles ne semblent pas en souffrir le moins du monde. C'est pas toujours évident de trouver un équilibre entre les moments seule et les moments à trois, parce que notre rythme de garde est très saccadé : 2 jours chez moi / 2 jours chez lui / 3 jours chez moi, puis on inverse. Les échanges se font à l'école, donc ça c'est facile. On a choisi ce rythme parce que Zélie est encore jeune et qu'on se disait qu'une semaine complète loin d'un des deux parents, c'était peut-être trop long. Mais du coup, j'ai moins le temps de me mettre "en mode maman", puis "en mode solo", et j'ai l'impression de ne profiter d'aucun des deux modes. La communication entre lui et moi se passe de façon très fluide. Mais c'est un sujet de discussion. Lui adore ce rythme pour les mêmes raisons qu'il me dérange : il n'a pas l'impression qu'elles quittent vraiment la maison. On est assez flexibles l'un et l'autre que pour se rendre service si on doit modifier notre agenda. Pour l'intelligence de nos relations post-mariage, je dis merci à la vie.

Un job de rêve

Comme je vous en parlais dans mon article sur la loi de l'attraction,  j'ai fini par obtenir le job de mes rêves. Il m'a été présenté sur un plateau d'argent, sans même que j'aie à postuler, et en une semaine c'était plié. J'ai commencé début mai chez un des meilleurs employeurs de Belgique (et, cerise sur le gâteau : tout près de chez moi et de l'école des filles) dans un poste qui, en plus de m'offrir la sécurité financière dont j'avais besoin, me permet de combiner deux de mes passions en une seule fonction : la communication et les relations humaines. Je suis en effet responsable de la communication interne et de l'engagement. Je continue à faire ce que j'aimais dans la communication tout en étant débarrassée de ses côtés parfois pesants (devoir "vendre" du vent quand on fait de la com' externe). Ici, mon rôle consiste à s'assurer que les 600 personnes qui travaillent avec moi se lèvent le matin avec le sourire, heureux d'aller retrouver leurs collègues, parce qu'ils savent ce qu'ils font, pourquoi ils le font et à quoi servent leurs efforts.
Faire ce que l'on aime, c'est un moteur puissant pour avancer dans la vie. Pour ce job et tout ce qu'il m'apporte, je dis merci à la vie.

La vie sociale

Quand on rentre de deux ans à l'étranger, il n'est pas toujours facile de retrouver sa vie sociale d'avant, surtout en pleine séparation. Les amis que nous avions en commun d'une part ont continué leur vie sans nous pendant ces deux ans, d'autre part n'ont pas forcément envie de "choisir un camp". Même si nous ne leur demandons pas. Notre séparation se passe très bien, il n'y a aucune animosité entre nous, mais je pense que dans leur esprit, ça reste délicat de voir les deux...
Quant à mes ami(e)s célibataires comme moi, il faut déjà de la chance pour que nos gardes soient coordonnées.
Je dois aussi admettre que je n'insiste pas toujours. Il m'arrive de proposer qu'on se voie, mais après un ou deux reports, je n'ose pas toujours relancer. Je passe donc de nombreuses soirées "célibataire" seule devant Netflix ou un bon bouquin (j'ai encore quelques critiques en retard...)
Alors de temps en temps, je me donne un coup de pied au derrière et je sors seule. Oui, seule ! Je vais aux Apéros du lac, au cinéma, à une soirée salsa... (En parlant de salsa, il y a une de mes copines qui m'a entraîné à ce qu'on se retrouve un dimanche sur deux à La Tentation à Bruxelles pour des cours gratuits, et je dois dire que j'y vais avec plaisir. Merci Virginie.)
Mais ces sorties en solo n'offrent finalement que peu d'occasions de faire des rencontres. La plupart des gens sortent en groupe, alors...

Les app' de rencontres

Du coup, il reste quoi, comme possibilités pour faire des rencontres ? Les app'. Comme tout le monde, j'ai essayé Tinder. Ça fait beaucoup de bien, au départ, de se rendre compte qu'on plaît. Puis on se rend vite compte que la plupart des mecs sont là pour s'amuser, mais n'ont pas vraiment envie de s'attacher. Et comme je suis un petit cœur de beurre qui tombe vite amoureuse...
Alors j'ai essayé d'autres app' : POF, Happen, Lovoo... vite désinstallées. Récemment, on m'a parlé d'Adopte un mec. J'en avais entendu parlé en 2012, mais j'étais mariée à l'époque donc je n'avais pas fait attention. Alors je viens de l'installer. L'avantage c'est que les descriptifs sont un peu plus complets et qu'en général les mecs font un effort pour se présenter puisque ce sont les filles qui sont à la manœuvre. Les attentes sont aussi clairement établies (CDI, CDD, amitiés câlines...).
Mais bon, je sais pas si c'est moi qui suis difficile ou si tous les princes charmants sont déjà pris, mais je n'ai pas encore trouvé mon bonheur.
Je ne désespère pas pour autant : mon horoscope m'a dit que j'allais rencontrer quelqu'un ! (LOL)

Les vacances

Cette année, je n'ai pas vraiment de jours de congés, puisque je recommence seulement à travailler en Belgique depuis début mai. Mais j'ai la chance de travailler pour une boîte qui offre 18 jours de récupération (1,5 par mois presté, ce qui fait que j'en aurai 12 en tous cette année, dont 6 fixes).
Je profite donc de ces 6 jours pour m'offrir pour la première fois des vacances à moi toute seule. Enfin, pas vraiment toute seule, puisque je pars avec ma meilleure amie, rencontrée à Saigon et revenue elle aussi l'été dernier, dans les mêmes circonstances que moi. Comme nous fêtons toutes les deux nos 40 ans cette année, nous avons décidé de nous offrir de belles vacances comme cadeau : nous partons une semaine à Budapest, pour le Sziget Festival !
Aucune de nous deux n'a jamais fait ce genre de truc : une semaine sous tente avec 500.000 personnes qui font la fête... Pour cette amitié qui m'est chère et ce grain de folie qui nous unit, je dis merci à la vie.

Bref, je crois qu'on peut dire que cette année de célibat a été plutôt enrichissante. Pourvu que ça dure... La vie s'est montré généreuse jusqu'ici, et j'espère qu'elle m'apportera encore de belles choses, comme un amoureux sincère par exemple.

Je vous envoie à tous plein d'ondes positives et vous souhaite de vous ouvrir aussi aux cadeaux que la vie vous apporte. Elle en fait tout le temps, quand on apprend à les voir et à les accepter. Pratiquer la gratitude est un outil puissant pour ça.


samedi 8 avril 2017

Retour et séparation - les effets de la loi de l'attraction

Comme je vous l'expliquais au moment de reprendre ce blog, j'entame depuis mon retour du Vietnam un nouveau chapitre de ma vie. J'avais envie de faire un petit point avec vous, parce qu'un retour d'expatriation, c'est pas toujours facile, alors quand il s'assorti d'un divorce... Mais pour toutes celles qui passent aussi par des passes difficiles, je veux montrer qu'on peut y arriver. Rien n'est jamais perdu, inéluctable ou entièrement mauvais. Tout ce qui nous arrive peut se transformer en opportunité.

La loi de l'attraction : faites attention à ce que vous désirez, vous pourriez bien l'obtenir

Atterrissage en douceur

Je m'attendais à être effondrée au moment de remettre les pieds dans notre maison (parce que oui, nous avons encore cohabité en bonne entente deux mois et demi le temps que je me trouve un nouveau chez moi). Je quittais un pays ensoleillé au dynamisme envoûtant, un boulot épanouissant, des amitiés déjà solides malgré le peu de temps passé là-bas, pour retrouver un pays pluvieux à l'ambiance morose, sans travail et avec un divorce sur les bras dont je ne voulais pas.

Mais étrangement, j'étais gonflée à bloc, pleine d'enthousiasme pour ces nouveaux possibles. Cet enthousiasme m'a accompagné jusqu'à la fin de l'année, m'offrant au passage de magnifiques cadeaux de la vie, comme cette voiture à prix d'ami ou cet appartement idéal, trouvés tous deux la veille de mon anniversaire.

Le retour de manivelle

Je n'étais pas la seule à voir venir avec soulagement la fin d'une année 2016 mouvementée. 2017 me tendait les bras, j'allais entrer de plein pied dans cette nouvelle vie qui m'attendait. Mais le 3 janvier, un accident de voiture m'a coupée dans mon élan. Oh, rien de grave : à peine une fêlure du sternum dûe au choc de la ceinture. Mais ma voiture, premier cadeau de cette nouvelle vie, n'a pas survécu. C'est idiot, c'est juste matériel, mais ça m'a cassé les ailes.

Les larmes que je n'avais pas encore versées se sont échappées, et je me suis sentie misérable. Il fallait s'y attendre : c'était trop beau pour être vrai. Le mois de janvier, et une bonne partie du mois de février, ont été moroses. Je vivais mon premier hiver belge depuis 2014 et j'ai probablement sous-estimé le manque de vitamine D. Côté boulot, j'accumulais les réponses négatives à mes candidatures. Côté cœur, les rares gars rencontrés sur Tinder n'ont pas éveillé mon intérêt. Et côté vie sociale, je me sentais plus seule que jamais. Mes états d'âmes transpiraient sur les filles, je ne pouvais pas me laisser aller plus longtemps.

Alors je me suis souvenue de la promesse faite à ma psy de Saigon, et je suis retournée voir quelqu'un ici. Je ne sais pas si c'est lié, ou si c'est une coïncidence, mais aujourd'hui je suis au top !

Vive le printemps !

Avec l'arrivée des beaux jours, c'est comme si tous les nuages avaient disparus de mon ciel. Je redécouvre une femme que j'avais oubliée, si je l'ai jamais connue... J'ai repris confiance et l'envie de voir tout ce que la vie a à m'offrir. J'ai osé me montrer, et dire à celle que je vois dans le miroir chaque matin "Marie, je t'aime !". J'ai su exprimer clairement mes envies et mes valeurs, et je viens d'apprendre que j'ai décroché un job de rêve. Tout vient à point à qui sait attendre !

Aujourd'hui plus que jamais, je suis convaincue que ce que l'on appelle la loi de l'attraction n'est pas un vain mot. J'ai pu l'expérimenter à plusieurs reprises, dans un sens comme dans l'autre. Notre état d'esprit détermine ce qui va nous arriver pour la simple et bonne raison que si on pense positif, cela ne veut pas dire que rien de négatif ne va nous arriver, mais que l'on n'y prêtera pas la même attention. Au contraire, quand on broie du noir, cela ne veut pas dire que rien de positif ne nous arrive, mais que nous sommes tellement obnubilés par les problèmes que nous sommes incapables de les voir.

Quand j'ai recommencé à me dire "si je n'ai pas ce job, c'est que ce n'était pas le job fait pour moi et qu'un job meilleur m'attend plus loin sur le chemin", j'ai recommencé à enchaîner les interviews. Et aux final, j'ai eu le luxe d'avoir à choisir entre trois propositions plus honnêtes et intéressantes les unes que les autres !

Et demain ?

Demain, je veux garder ce sourire qui a atterri sur mes lèvres il y a quelques semaines. Je veux le partager et lui faire faire des petits. L'énergie qui m'habite, je veux l'entretenir au contact des autres, et la propager autour de moi. Je veux chérir ce sentiment de gratitude et voir jusqu'où me portent mes ailes.


Et vous, avez-vous déjà ressenti les effets de la loi de l'attraction ? Je serais intéressée de connaître vos anecdotes à ce sujet !

mercredi 15 mars 2017

Défi #AmourPropre : je pose (presque) nue dans Flair !

Début janvier, je vois passer sur Facebook une annonce :
"Cherche jeune femme volontaire pour participer à la rubrique My Body & Me du magazine Flair"
Il s'agit de poser en sous-vêtements et de répondre à une interview sur la façon dont tu perçois ton corps. L'une de mes résolutions de l'année étant de me recentrer et de réapprendre à m'aimer, cela ressemblait à un défi lancé par l'univers pour me mettre sur la voie.

Habituellement, je me déteste en photo (et devant mon miroir). Je me suis dit qu'en étant maquillée et shootée par des pros, j'allais peut-être enfin pouvoir poser un regard bienveillant sur mon corps.

J'ai donc postulé, envoyé deux photos de moi, un petit texte expliquant ma motivation et le lendemain, je recevais un coup de fil d'Amandine pour me fixer rendez-vous quelques semaines plus tard !

Le jour du shooting photo

Le rendez-vous a lieu au studio du photographe, non loin de la place Flagey à Bruxelles. Lorsque j'arrive, le modèle précédent est encore occupé. Ils organisent les shootings et interviews de 8 personnes aujourd'hui. Amandine m'accueille chaleureusement et commence mon interview autour d'une tasse de thé. D'abord quelques questions pour savoir qui je suis et ce qui m'a poussée à participer à cette rubrique, puis on entre dans le vif du sujet : "Que penses-tu de ton visage ? Qu'est-ce que tu préfères et qu'est-ce que tu aimes le moins ? Quelle note lui donnerais-tu ?" et ainsi de suite pour toutes les parties de mon corps...

Pas évident de s'analyser si froidement, morceau par morceau ! Mais finalement, l'exercice a cela d'intéressant, c'est qu'il permet de souligner les détails qui nous plaisent chez nous, car il y en a toujours.

Puis, on m'invite à aller me changer. On m'avait demandé d'apporter deux ensembles soutien-culotte différents et colorés. L'occasion pour moi d'aller me faire plaisir chez Undiz à L'Esplanade, depuis le temps que je devais le faire ;)

Je ressors en peignoir, le temps de passer au maquillage avant de me retrouver presque nue devant l'objectif.

Heureusement, le photographe était très sympa et m'a donné de bonnes astuces pour aider à trouver des poses qui mettent en valeur : se tenir sur la pointe des pieds, dans un léger mouvement vers l'avant, comme si j'allais faire un pas, ne pas garder les bras le long du corps, bouger et changer de positions, détendre le sourire, ne pas trop lever le menton...

Au final, il y a quelques bonnes prises. Le photographe en sélectionnera plus ou moins cinq, mais c'est la rédaction de Flair qui choisira celle qu'elle publiera.

Tout ça prend à peine plus d'une heure. Je sors de là sous un soleil radieux, avec un grand sourire d'avoir osé. Et quand je me vois dans le rétro au moment de reprendre la voiture, je ne peux réfréner un petit selfie, tant je trouve que le maquillage réalisé me sublime sans me donner l'air d'un camion volé.

Défi #AmourPropre relevé !

Le jour de la parution

C'est aujourd'hui que paraît le Flair dans lequel vous pourrez voir le résultat ! Amandine m'a gentiment prévenue la semaine dernière, en m'envoyant un dossier avec les 5 photos que le photographe a sélectionnées ainsi qu'un screenshot de l'article (à laquelle j'ai encore amené une petite précision par après). À l'heure où je vous écris (16h10), il semblerait que personne de mon entourage ne soit encore tombé sur la revue et la photo qu'il contient, car je n'ai pas encore reçu la moindre notification à ce sujet ! 🙈


Pour moi, le défi est relevé. J'ai osé me montrer, j'ai osé me regarder le plus objectivement possible sans me descendre en flèche, je suis sortie de ma zone de confort.

2017, année de l'Amour Propre, me voilà !

Et vous, avez-vous déjà tenté ce genre d'expérience (pas forcément paraître dans un magazine, mais poser, vous exposer à votre propre regard et au regard des autres) ? Comment l'avez-vous vécu ?


dimanche 12 mars 2017

Cap ou pas cap d'aller voir Tony Robbins ?

Vous connaissez Tony Robbins ? Personnellement, je l'ai découvert il y a peu grâce à un documentaire sur Netflix : "I am not your guru". C'est un coach en développement personnel.
Mais ne comptez même pas vous faire suivre par lui, c'est $ 1.2 Mio pour qu'il vous prenne en charge ! 😵
Pourtant, il se dit philanthrope et son but dans la vie est d'éliminer la souffrance (et aussi de nourrir 1 milliard de personnes). C'est pourquoi il organise des sortes de grand messes de 4 jours, rassemblant des milliers de personnes, pour leur partager son savoir en une sorte de coaching de groupe express.

Le documentaire est épatant. Ce type dégage une énergie de dingue, et même si je n'accroche pas à toute la scénarisation hollywoodienne, je n'ai pas pu m'empêcher d'être impressionnée. (Evidemment, c'est le but...)

OPPORTUNITYISNOWHERE - La façon dont vous lisez ceci parle pour vous... Tony Robbins
Where is opportunity ?*

La plus efficace des machines marketing

Alors quand j'ai vu passer cette pub sur Facebook pour un séminaire de Tony Robbins gratuit à Bruxelles, je me suis dit "J'y vais, c'est gratuit, on ne sait jamais..." Evidemment, connaissant les tarifs du bonhomme et quelques ficelles du marketing, je me disais bien qu'il devait y avoir anguille sous roche.

En effet, dès le mail de confirmation, il est précisé (mais pas de manière trop évidente tout de même) que le séminaire serait donné par un coach certifié, formé par Tony Robbins. Je décide de passer outre cette déception et d'y aller quand-même.

Arrivée sur place, nous sommes beaucoup plus nombreux que les soit-disant 50 places disponibles. Encore une astuce marketing, me dis-je. Et là, je me doute que les deux heures et demie de séminaire auxquelles nous allons assister seront une sorte de méga-pub pour nous vendre la participation à l'un de ses séminaires de 4 jours. (Wouaouw ! Vous trouvez pas que j'ai un sixième sens ? Ça c'est ce qui s'appelle avoir de l'intuition !)

Et de fait, le formateur - dont j'ai oublié le nom - était un sud-af' qui avait fait la guerre en Angola et dont la vie a miraculeusement changé le jour où il a décidé d'assister à l'un des séminaires de Tony Robbins. Le gars est très doué en storytelling et nous embarque dans son histoire avec des techniques d'engagement de l'audience savamment orchestrées.

L'énergie de la salle est loin d'être aussi impressionnante que celle du documentaire, les effets spéciaux aussi, mais néanmoins j'en ai retiré quelques enseignements. Le but étant bien entendu de nous donner un aperçu suffisamment intéressant que pour donner l'envie d'en savoir plus...
Tout le principe du marketing de contenu 😏

"You can't be safe and have a great life"

Lequel d'entre nous s'est déjà empêché de faire certaines choses par peur des risques encourus ? Moi, ça m'arrive tout le temps... Je voudrais me lancer comme indépendante temps plein, mais je risque de perdre mon droit au chômage et d'avoir du mal à réintégrer une carrière normale si j'échoue. Je voudrais vivre une vie nomade, mais je crains les difficultés administratives (sans compter que j'ai deux poulettes en garde alternée, comment gérer ça ?) Je voudrais écrire des livres (si je pouvais commencer par un, ce serait déjà bien), mais je ne pense pas avoir assez de talent.

C'est notre cerveau reptilien qui nous pousse toujours à évaluer les risques et à chercher la sécurité. Un héritage ancestral. Mais nous avons évolué et sommes en mesure de dépasser ce stade. Le tout est de se demander :

  • Qu'est-ce que je veux ? (j'ai déjà du mal à répondre à cette question avec mes tripes)
  • Qu'est-ce qui m'empêche de l'avoir ? Souvent, ce ne sont que nos propres craintes.

Il y a une phrase pour répondre à cette question que j'ai particulièrement aimée :

Nothing is in the way. Everything is ON the way.

3 questions à se poser pour mettre fin à la souffrance

Lorsque nous vivons des choses désagréables, nous avons souvent tendance à nous poser en victime. Mais on peut choisir de faire de chaque expérience une opportunité pour grandir. Il ne faut pas refouler la souffrance, mais lui donner sa juste place. L'accepter, la laisser venir, la reconnaître, puis la surmonter en se posant ces trois questions : 
  1. Qu'est-ce que je peux apprécier à cet instant précis ? Moi, j'ai tendance à répondre très vite : "Un morceau de chocolat !" Mais ça peut être plus simple ou plus profond que ça. Par exemple au moment où je vous écris, un rayon de soleil passe par ma fenêtre ouverte et réchauffe mon visage, j'entends les oiseaux chanter, le marchand de glace qui passe dans la rue, mon frigo ronronner et le silence d'un appartement vide avec du temps rien que pour moi...
  2. Que puis-je apprendre de ce qui m'arrive et comment cela peut-il me faire grandir ? Depuis six mois que je suis rentrée du Vietnam, j'ai essuyé de nombreux refus dans ma recherche d'un nouvel emploi. Peut-être est-ce le signe qu'il est temps d'embrasser cette carrière indépendante qui me fait de l'œil depuis plusieurs années ?
  3. Qu'est-ce que je peux aimer, donner ou en éprouver de la gratitude en ce moment ? J'aime mes filles, je suis reconnaissante d'avoir un chez-moi cosy, des proches sur qui compter, d'avoir le temps de faire des découvertes en terme de développement personnel et je peux partager ces découvertes avec vous.


Se mettre dans un état d'esprit positif attire le positif, je le disais déjà ici et j'ai pu l'expérimenter moi-même à plusieurs reprises ces derniers mois. L'inverse est vrai aussi. Alors autant choisir le bon état d'esprit !

3 éléments garder sous contrôle en permanence

  1. Notre état mental et physique
    Garder un niveau d'énergie élevé en prenant soin de son corps et de sa tête. Tout le monde sait comment faire. C'est simple, mais ce n'est pas facile pour autant : bien manger, bien boire, bien dormir, bouger au moins 30 minutes par jour... Combien d'entre nous le font ? Pas moi. Et pourtant, qu'est-ce que je me dis que je devrais !
  2. Notre façon de raconter notre histoire
    Comme je le disais plus haut, nous avons tendance à nous placer en victimes. Essayons de nous poser en vainqueurs de tout ce qui nous arrive, que ce soit quand nous nous parlons à nous-mêmes ou quand nous nous racontons aux autres.
  3. Notre stratégie
    On n'arrive nulle part sans une destination à atteindre. Et c'est encore plus facile avec un plan. Cette destination peut changer en cours de route, le plan peut s'adapter, mais comment avancer sans objectif ? Quand je suivais des cours de conduite défensive, l'instructeur me disait "Toujours avoir le regard rivé vers là où tu veux aller et non vers l'obstacle. Parce que inconsciemment on se dirige là où le regard se porte."

Alors, j'y vais ou pas ?

Comme vous le voyez, malgré la grosse artillerie marketing très américaine, j'ai quand-même pu en tirer des choses intéressantes. Et pour avoir vu le documentaire, bien que j'aie encore de nombreux freins (Comment peut-on réellement s'enrichir quand on s'entasse à 10.000 dans une salle ? En aurais-je vraiment pour mon argent ?), je ne peux m'empêcher de l'envisager. (Fort, leur marketing, très fort !)

Voilà la proposition qu'on nous a faite à la fin de ces deux heures et demie de séminaire : Tony Robbins sera à Londres pour son séminaire "Unleash the Power Within" du 27 au 30 avril prochains.
  • Jour 1 : Transformer sa peur en puissance (avec en climax l'invitation à marcher pour de vrai sur des charbons ardents)
  • Jour 2 : Transformer ses rêves en réalité (parvenir à clarifier ses objectifs)
  • Jour 3 : Entrer dans sa nouvelle vie (dépasser les conflits intérieurs, découvrir les croyances limitantes et les remplacer par des croyances qui vous rendent le pouvoir)
  • Jour 4 : Le pouvoir de l'énergie pure (introduction à un challenge de 10 jours à poursuivre chez soi)
En écrivant tout ça (surtout en français, y a rien à faire, ça rend quand-même moins bien que l'anglais), je me rends compte à quel point ça peut paraître barré. D'autant plus quand je vais vous parler du prix. Les prix des sièges varient en fonction de la distance à laquelle vous vous trouvez de la scène. Forcément, à 10.000 personnes, il peut y avoir un intérêt certain à se retrouver plutôt devant que derrière.

Les places aux premiers rangs sont à 5595 €. Celle juste derrière sont à 4595€, celle encore derrière à 2295€ et celles du fond (celles pour lesquelles on nous fait une offre, bien entendu) à 1695€. 

Mais comme nous avons gentiment passé un dimanche matin enfermés dans une salle à 150 personnes au lieu de profiter du premier jour de beau temps, on nous offre de nous inscrire pour 1045€ !

Bien sûr, cela ne comprends ni l'hébergement, ni les transports jusque-là.

Mon moi raisonné me dit que c'est juste une grosse machine à sous, une sorte de gourou qui a trouvé un autre moyen de se faire un max de pognon (et vu les tarifs et le nombre de participants, ça paye !), avec une machine marketing tellement bien huilée que même moi, marketeuse, j'ai envie de me laisser séduire par le chant des sirènes.

Honnêtement, c'est cher. J'ai déjà eu envie de participer à d'autres séminaires et je ne l'ai pas fait pour des questions de moyens financiers. Maintenant, 1000€, ça reste trouvable. J'ai beau être au chômage, j'ai les revenus de quelques missions très court terme qui je pourrais consacrer à cela.

Mon moi en renouveau, passionnée de développement personnel, se dit "après tout, ça peut vraiment changer ma vie..." J'hésite...

Et vous, que feriez-vous ? Connaissez-vous Tony Robbins ? Qu'en pensez-vous ? Je suis vraiment curieuse d'avoir votre retour à ce sujet...




* Opportunity is nowhere ? Or opportunity is now here ?


mardi 14 février 2017

5 façons de passer une joyeuse Sans Valentin

Aaah... la Saint Valentin. Son concert de "C'est un fête commerciale pourrie, il faut s'aimer 365 jours par an" quand on est en couple et de "Moi, j'suis célibataire, alors allez vous faire f*tre avec votre cupidon!" quand on est seul.

Pour ma part, j'aime toutes les fêtes, parce que j'adore les cadeaux (en faire comme en recevoir). Cette année, je vais passer ma première Saint Valentin toute seule depuis... pfiou, 14 ans ! Et vous savez quoi ? J'ai décidé que cette Sans Valentin serait MA journée. Une journée comme j'en ai rêvé sans jamais l'avoir, même quand j'étais pas seule.

Alors voilà ce que j'ai planifié pour célébrer mon amour propre...

1. On se pomponne

Aujourd'hui plus que tout autre jour, j'ai choisi de porter une tenue dans laquelle je me sens belle. Pas forcément une tenue ultra sexy de MILF en chaleur : le but n'est pas d'attirer l'affamé, mais de se dire chaque fois qu'on passe devant un miroir ou qu'on croise son reflet dans une vitre "Bon, faut avouer, je suis pas mal, hein."


2. On s'offre le cadeau de ses rêves

C'est quand la dernière fois que votre Valentin vous a fait le cadeau dont vous rêviez un 14 Février ? Perso, je ne m'en souviens pas. Alors cette fois, j'ai décidé de me faire plaisir. J'hésite encore... une nouvelle paire de chaussures ? Une Huile Prodigieuse de Nuxe ? Une lampe pour le salon ? 


3. On prend du temps pour soi

Un bon bain chaud avec plein de mousse parfumée, un nouveau bouquin, une bougie, une playlist qui met de bonne humeur... Et si vous n'avez pas de bain, vous pouvez aussi opter pour les thermes, un massage en institut ou squatter chez une copine qui en a un !



4. On mange du chocolat

Y a pas que les amoureux qui ont droit aux chocolats. Le chocolat est antistress, antioxydant, antidépresseur, bon pour le cholestérol, plein de magnésium, bref : exactement ce qu'il nous faut. Je me suis offert une boîte en forme de cœur : je n'en ai jamais reçu de ma vie !


5. On passe une chouette soirée

J'ai les filles ce soir, et j'ai décidé qu'on ferait un dîner plein d'amour. Je leur ai ramené des Marshmallows en forme de cœur, je vais mettre une jolie table et faire leur plat préféré. Puis, quand elles seront au lit, je pense que je vais zapper la comédie romantique à la télé pour me glisser directement sous la couette avec mon nouveau Stephen King.

Et vous ? Elle est comment votre Sans Valentin idéale ? Comment allez-vous vous aimer aujourd'hui ?

samedi 10 décembre 2016

Nouveau chapitre...

Ça fait depuis Février que je n'ai plus écrit une ligne sur ce blog. Et pour cause... c'est à peu près à cette période que ça a commencé à sentir vraiment le roussi pour mon couple. Ce silence m'a permis d'accomplir un long chemin depuis. Quand mon mari m'a finalement annoncé qu'il me quittait en Juin, j'avais déjà commencé à me faire une raison. Et bien que je sois triste d'achever ce chapitre de ma vie, je suis aussi reconnaissante et heureuse d'en ouvrir un autre.

Nouvelle vie - Chapitre 1

La fin n'est qu'un début


Il était donc temps pour moi de reprendre la plume. Je ne sais pas encore très bien comment orienter ma ligne éditoriale. J'aime toujours écrire, mais j'ai du mal à m'y mettre ces temps-ci. Ayant dû renoncer à mon job passionnant chez Efaisto pour rentrer en Belgique, je me cherche professionnellement depuis. Peu avant de laisser ce blog en friches, j'avais aménagé de nouvelles sections :

  • J'écris (mes histoires courtes et techniques d'écriture)
  • Je lis (mes opinions sur mes lectures)
  • Je vis (mes découvertes en termes de développement personnel et mes propres expériences du quotidien)
  • Ateliers (d'écriture ou de communication, que j'organisais à Saigon, mais pourquoi pas remettre ça ici en Belgique ?)

Je pense que les rubriques qui m'inspireront le plus en ce moment, ce sont les rubriques lectures et développement personnel, puisque que c'est ce qui a occupé le plus clair de mon temps ces derniers mois. Je voudrais notamment vous parler d'Elisabeth Allier, qui m'a ouvert les portes de la pleine conscience ; de Florence Servan-Schreiber, dont les 3 kifs du vendredi sur Facebook m'ont donné la pêche et envie de la suivre ; et de la façon dont cette séparation a apporté un nouveau souffle dans ma vie.

Mais j'aimerais surtout entendre votre avis sur la question. Si vous suivez encore mon blog, ou si vous y avez jeté un œil et le trouviez intéressant, qu'aimeriez-vous lire plus souvent ? Quels sont les sujets qui vous touchent ? Qu'avez-vous envie d'y découvrir ?

Vos commentaires, sur ce blog ou sur ma page Facebook, m'aideront à vous donner ce que vous cherchez. Alors merci déjà et à très vite. D'ici-là, je m'en vais faire un peu le ménage, mettre à jour mon profil et préparer deux-trois articles. A très vite !

Marie

dimanche 17 janvier 2016

Défi photo : 52 Odile's Pictures Challenge

Premier article de ma nouvelle rubrique "C'est décidé, je vis !". À ceux qui me suivent sur ma page facebook, j'avais déjà évoqué mon envie de faire évoluer ce blog en quelque chose de plus personnel, en y ajoutant des rubriques (J'écris, Je vis... Même si au départ j'avais imaginé "Je me lance", je trouve que "Je vis", c'est plus percutant), mais aussi en améliorant son aspect visuel (bon, là, c'est pas encore gagné, j'y travaille : j'ai découvert un super blog de tutos Blogger, dont je ne manquerai pas de vous parler très prochainement, une chose à la fois). Ça passe par les photos que j'utilise pour illustrer mes posts.

Comme j'ai toujours été très nulle en photo, j'ai choisi d'utiliser des photos de stock libres de droits. Il y en a de très jolies, mais il faut bien reconnaître que comme elles sont rares, on finit par les retrouver sur tous les blogs. Pas très personnel, tout ça.

Puis, j'ai découvert le challenge d'Odile Sacoche, une blogueuse belge que j'aime bien : le 52 Odile's Pictures Challenge. Elle propose ainsi un thème hebdomadaire et invite ceux qui souhaitent participer à poster leurs photos sur Instagram avec le hashtag #52OdilePicsChallenge ou dans le groupe facebook (privé) qu'elle a créé pour l'occasion, agrémentant le tout de quelques conseils photos qu'elle a pu glaner sur le net.

Je me suis dit que tenter de faire UNE petite photo par semaine, ça devait être gérable comme défi.
Voici donc mes deux premières participations pour ce challenge, et vous pourrez retrouver la suite sur mon compte Instagram.

#1 - Fresh New Start
"Little running along the river at dawn..."

#2 - Ce matin
"Prête à accueillir les participants à mon 5ème atelier d'écriture"

Et vous, ça vous arrive de participer à des défis du genre (21 jours, 100 jours, 365 jours, 52 semaines...) ? Vous en avez à conseiller ?

jeudi 17 septembre 2015

Les "writing prompts", ça marche !

Le prochain atelier d'écriture aura pour thème "l'inspiration". C'est un thème qui me démange parce que j'ai souvent l'impression d'en manquer. Un comble pour un écrivain ? Pas vraiment : je crois que tous les écrivains en manquent. Et pour y pallier, ils l'entraînent. C'est en forgeant qu'on devient forgeron ? Eh bien c'est en écrivant qu'on devient écrivain.

Donc, pour préparer mon atelier, je me suis mise à tester différentes techniques d'inspiration, et notamment les "writing prompts", aussi appelés "consignes d'écriture" en français, mais je trouve ça moins joli. C'est ce que moi j'ai appelé les "graines d'histoire", et je vous en livre tous les lundis sur ce blog.

trouver l'inspiration grâce aux writing prompts


Eh bien vous savez quoi ? Ô joie ! L'un de ces exercices m'a menée bien plus loin que ce que je ne le pensais de prime abord. Je me voyais écrire une demi-page, histoire de dire... Mais me voilà avec ce qui pourrait bien être un début d'idée de roman ! Enfin, c'est encore très vague, j'ai énormément de questions à résoudre avant de me lancer ne fût-ce que dans la planification de l'histoire, mais je sens que j'ai de la matière.

Je suis allée sur le site de http://diymfa.com/writer-igniter, qui propose une sorte de jackpot vous donnant un personnage, un lieu (sous forme de photo), un objet et une action. I ne vous reste qu'à trouver le moyen de mettre tout ça ensemble. Pour ma part, voici à quoi ressemblait mon tirage :

Un jardinier fait quelque chose d’embarrassant en public. On doit y parler d’une poêle à frire et ça doit se passer en rue devant la vitrine d’un café avec des demi-rideaux en dentelle et des vases en terre-cuite.

J'ai bel et bien commencé l'exercice avec ces contraintes en tête, mais au fur et à mesure que l'idée a grandit, je me sens libre de m'en éloigner (même si j'ai finalement lamentablement échoué à intégrer l'ensemble des éléments à mon texte).

J'ai des tas d'idées et de questions qui se bousculent dans ma tête, des personnages, des motifs qui commencent à poindre. J'ai abandonné pour le moment l'idée d'écrire l'histoire, mais je travaille à dégrossir toutes ces idées tantôt grâce au mind-mapping, tantôt en créant une playlist musicale liée à ma ligne du temps, je note mes idées et questions dans Evernote, j'aligne des post-it sur le mur, je pratique l'écriture automatique pour faire jaillir plus de questions et plus d'idées encore... Bref, ça bouillonne intérieurement.

Et ça, ça fait du bien ! Et vous ? De quand date votre dernière explosion d'inspiration ? Comment est-ce arrivé ?

mardi 26 août 2014

C'est décidé, j'écris ! (bis)

Quand j'ai lancé ce blog en 2006, j'étais jeune mariée, nous emménagions dans notre nouveau chez nous et n'avions d'enfants encore qu'en rêve.
Je me souviens des débuts enthousiastes. Je venais de lire un livre, "Les italiques jubilatoires", qui avait réveillé en moi le besoin d'écrire régulièrement. Je me régalais à imaginer une galerie de personnages, me disant qu'ils pourraient peut-être servir de base à un futur roman. Au début, ça venait tout seul... Je me mettais le soir derrière mon clavier, avec juste une simple idée de départ, et les mots se déroulaient sous mes doigts sans que j'aie même à les y inviter.

Puis, emportée par mon élan, je me suis lancée dans des histoires plus longues (Un ennemi de poids et Oscar et Fred). Et là, patatras ! La même recette ne fonctionne pas pour des textes plus longs. Au départ, il y a une image, un concept, qui me vient en tête, et je me dis "tiens, ça serait chouette d'en faire une histoire". Alors je me mets à mon clavier, et je commence à écrire. Mais sans plan, sans intrigue(s), sans personnages prédéfinis, avec chacun leurs propres backgrounds et objectifs, on finit par rédiger un truc plat, linéaire, sans rebondissements... et on s'essouffle.

C'est ce qui m'est arrivé. J'ai calé, mes histoires ne menant nulle part, et je n'arrivais pas à les abandonner pour revenir à ce qui marchait bien pour moi : des textes courts, rythmés et efficaces.

Alors la routine a pris le dessus, je me suis encroûtée, et je n'y ai plus touché. J'aurais pu accuser les enfants, mais mon aînée est née en 2010, alors j'ai pas vraiment d'excuse...

Début de cette année, j'ai refait une tentative, avec "La belle endormie". J'étais plutôt satisfaite. Mais allez savoir pourquoi, cela n'a pas suffit à relancer la machine. Pourtant, on aurait pu croire que le fait de faire pour la première fois l'expérience du chômage (depuis mi-avril 2014) m'aurait donné enfin le temps de me consacrer à l'écriture... J'ai toujours blâmé le manque de temps pour justifier que je n'arrivais plus à écrire. Mais là, rien. J'ai bien commencé un brouillon, mais j'ai à peine deux paragraphes et je suis déjà bloquée. Je lis des tas de conseils sur la meilleure façon de planifier, développer l'intrigue, les personnages... mais mon imagination est comme bloquée.

Alors voilà. J'ai envie d'écrire, c'est sûr. Pour l'instant, je n'arrive pas à puiser en moi la matière pour le faire. Je suis au chômage, donc c'est une opportunité pour orienter ma carrière. Alors, je me dis qu'écrire, quoi que ce soit, c'est déjà faire travailler les bons muscles : celui du style, de la construction... J'ai donc décidé de proposer mes services en tant que copywriter et biographe.

Copywriter, c'est facile : je l'ai fait pendant des années, d'abord en agence, puis chez mes divers employeurs, et en activité complémentaire. Cela permettra de faire des rentrées plus ou moins régulières.

Biographe, c'est autre chose. L'idée m'est venue alors qu'avec mes cousins, oncles et tantes, nous avons offerts les services d'une biographe à ma grand-mère pour ses 85 ans. Avec ma formation de journaliste, j'ai les capacités pour poser les bonnes questions, construire un récit, le documenter. Et je me dis que cela me permettra d'écrire de belles histoires sans avoir à trouver la matière première, puisqu'elle m'est offerte. Et qui sait, peut-être cela me donnera-t-il aussi de la matière à des récits de fiction ?

Alors voilà, pour la seconde fois, c'est décidé, j'écris !



dimanche 29 juin 2008

Drôle de coïncidence...


Flemmarde que je suis, je n'ai plus touché à "Un ennemi de poids" depuis le 15 août de l'année dernière... Je n'ai d'ailleurs plus rien osé publier d'autre sur ce blog : un sentiment de culpabilité m'étreint dès que je songe à écrire, me disant qu'il restait peu de chemin à parcourir pour achever un premier jet de roman.

Puis, il y a quelques semaines, en lisant mon magazine féminin habituel, je tombe sur un entrefilet qui annonce la parution d'un roman intitulé "La danse des obèses", de Sophie Audouin, auteure de Tara Duncan.

Le pitch : un tueur en série qui s'attaque aux obèses... Ca vous rappelle quelque chose ?

Evidemment, je n'ai pas la prétention d'accuser qui que ce soit de plagiat (encore moins une auteure déjà publiée), mais seulement, ça tue définitivement toute velléité de vouloir un jour reprendre l'écriture de ce roman. Mon sujet n'aurait plus rien d'original...

Une bonne excuse pour laisser tomber ce projet qui me pèse depuis près d'un an ? Je le traîne comme un boulet, c'est vrai. Je n'ose plus y toucher de peur de gâcher une histoire prometteuse. Il mériterait une réécriture totale (voire deux ou trois), mais cela me paraît tellement énorme comme travail !

Une occasion de relancer ce blog en m'attaquant à de petites histoires ? Pourquoi pas... Le format fonctionne assez bien, je crois. Et qui sait, ça pourrait peut-être aussi donner lieu à une publication, plus tard ?

jeudi 17 mai 2007

Putain d'insomnie...

Voilà déjà plus d'une heure qu'il m'a tourné le dos. Je scrutte la moindre latte du plafond dans l'espoir de l'y retrouver, mais rien n'y fait. Dire que j'aurais pu rester dans ses bras à volonté puisque demain (enfin, ce matin) c'est congé... Pas de bol, je suis assaillie d'idées. Le boulot m'obsède, réjouissantes pensées. Le pire, c'est que comme c'est férié, aucune chance de m'en débarrasser. Moi qui me réjouissait à la simple évocation de cette grasse matinée... Me voilà condamnée à me tourner et me retourner encore. Les chiffres en rouges sur le réveil semblent s'être arrêtés, comme pour me signifier que je ne l'ai pas fait assez. Pourvu que cette déconvenue soit au moins féconde, je jette mes états d'âme sur le clavier. Une fois que j'en serai débarrassée, peut-être que le sommeil voudra à nouveau m'accepter ?

dimanche 9 avril 2006

La paresse

"Paresse" est un bogue informatique, qui encrasse vos circuits, ralentit votre processeur et peut provoquer des pannes de système, telle "Erreur 642 - sieste impromptue". Il empêche souvent le bon déroulement de certaines tâches répétitives comme "ménage.exe". Le seul antivirus développé à ce jour pour combattre "Paresse" est "Volonté". Mais sans mises-à-jour du type "Motivations", "Volonté" perd de son efficacité contre la virulence de "Paresse".

vendredi 7 avril 2006

Les voeux que l'on formule

Quand j'étais gamine, chaque fois que l'occasion m'était donnée de faire un voeu, je souhaitais devenir une fée. Avec ma baguette magique, je pourrais faire ce qu'il me plaît (et surtout m'accorder tous les voeux du monde)! J'imaginais que la première chose que je ferais, c'était de faire disparaître tous les adultes : plus d'école, plus d'interdictions, plus d'obligations,... On aurait passé nos journées à jouer, puis j'aurais fait pousser des bonbons dans les arbres,...

Ouais... Ca c'était systématique. Je faisais toujours le même voeux. Ca a duré longtemps.

Aujourd'hui, j'ai changé de voeu. Je veux gagner à Euromillion. Ca me paraît plus accessible, non? J'offrirais un million à chacun des membres de ma famille, puis j'achèterais une ou deux belles maisons avec piscine, je prendrais régulièrement de fabuleuses vacances dans des hôtels magnifiques (genre le Royal Pita Maha en Indonésie, mais encore mieux!), et je vivrais de mes rentes.

Puis si je devais choisir un voeu encore plus raisonnable, je souhaiterais pouvoir acheter la petite maison de nos rêves et y voir grandir des enfants. Un beau jardin, dans lequel on construirait une piscine quand on aurait mis un peu de sous de côté, et une belle terrasse pour de longs dîners dans le soleil couchant en été.

Voyons lequel des trois se concrétisera en premier... ;)

mercredi 5 avril 2006

Et un monde sans Stephen King alors ?

Bon, je revendique clairement le plagiat sur cette idée. Mais la récente sortie de "Jean-Philippe" (tellement récente qu'ele date d'aujourd'hui même) m'a inspiré cette même réflexion au sujet d'autres personnalités.
Vu que l'exercice me semble fort risqué pour un simple billet d'humeur du jour d'une vingtaine de lignes, j'ai préféré éviter les sujets trop polémiques du style : un monde sans Mère Thérésa ? Sans Jean-Pierre Foucault ? Sans G.W. Bush ? Sans Gandhi ? Sans Hitler ? Sans Jésus ? Sans Darwin ? Sans Freud ? Sans Sandra Kim ? ...

... Mais sans Stephen King ???

Vous imaginez ? Personne n'aurait jamais évité les bouches d'égouts de peur qu'un clown mangeur d'enfants ne le dévore. Personne n'aurait jamais eu peur de se retrouver seul dans un couloir d'hôtel désert. Personne n'aurait jamais recroquevillé les jambes de douleur, le soir dans son lit, en imaginant le coup de massue qui broya les chevilles de Paul Sheldon. Personne n'aurait sursauté lorsqu'un moteur démarre inopinément dans un parking supposé désert.

Et moi, je n'éprouverais probablement plus le besoin de courir avec le coeur battant pour rejoindre mon lit lorsque je me lève la nuit pour aller soulager un besoin pressant.

lundi 3 avril 2006

Orgueil et humilité...

Ah qu'il est bon de pouvoir tempérer son orgueil par un petit retour à la réalité ! Je vous avais parlé de mon échange avec I.D. Malgré que je puisse me douter qu'en interpelant quelqu'un par e-mail avec une telle requête j'encourrais le risque d'une telle réponse, je n'ai pu supporter de la recevoir. Irène Delse (puisque c'est d'elle qu'il s'agit) m'a recontacté ce soir par e-mail pour mettre certains points sur les i.

Elle me fait remarquer non sans raison que la blogosphère a ses usages, dont j'ignore encore la plupart vu ma toute récente intrusion dans cet univers.

Elle a également la gentillesse de m'avertir que mon blog est mal configuré, puisque jusqu'à présent, seuls les utilisateurs de blogger étaient autorisés à poster des commentaires. Ceci devrait normalement être réglé.

Il est juste qu'elle me reproche mon impatience à vouloir tout tout de suite, en voici donc une brillante illustration ! (Comme quoi je ne vous mentais pas...)

Vous avez donc assisté presque en direct à mon premier contact avec une autre personne dans la blogosphère... Je dirais : peux mieux faire !

Vous me croirez ou non, mais ce soir, je me sens un peu bête et j'ai le rouge qui me monte au joue, comme une apprentie journaliste qui aurait posé une question stupide lors de sa première conférence de presse... Alors je vais faire comme cette apprentie journaliste et déglutir, souffler un bon coup et poser une seconde question, en espérant qu'elle soit mieux formulée et plus pertinente.

En attendant, voici une réaction constructive de la part d'Irène : Petit blogueur deviendra grand...


samedi 1 avril 2006

Préservez-moi de l'orgueil des écrivains...

Je ne sais plus exactement en quels termes Natalie Goldberg avait exprimé que ce qui meut un écrivain est son orgueil. Car il est vrai, si l'on écrit, c'est pour être lu. Et si j'ai choisi le blog comme support pour mes exercices d'écriture, c'est que le cahier ne me procurait pas le plaisir de partager le fruit de mes délires. Je suis en quête de lecteurs... Certains amis, mon mari, ma soeur m'ont déjà fait l'honneur de leur visite sur ces pages, mais en une semaine de vie, forcément, ce blog n'a pas vraiment attiré grand monde.

Alors je m'étais mis en tête cette idée probablement un peu incongrue : pourquoi ne pas inviter d'autres gens, intéressés par l'écriture, connaissant sans doute les mêmes déboires que les miens, des écrivains - débutants ou confirmés - à partager leur avis en les invitant à venir consulter mon blog ? Péché d'orgueil, sans aucun doute.

Je me suis mise en quête de blogs d'écrivains. Le premier résultat de ma recherche tombe sur le site d'une certaine I. D., qui va publier son premier roman ce mois-ci si j'ai bien compris... Après avoir parcouru son blog, je me rends compte que nous avons pas mal de références en commun : Tolkien, King, ... Elle semble aussi entretenir des correspondances électroniques avec ses lecteurs. Cela m'encourage à lui adresser un e-mail, en cliquant sur le bouton "écrivez-moi" (elle ne semble donc définitivement pas contre le principe).

Dans ce courrier, je commence par m'excuser de cette intrusion, et après avoir souligné les quelques indices qui m'ont poussé à lui écrire à elle plutôt qu'à une autre, je lui propose de venir jeter un oeil à mon blog. Son avis m'intéresse. Et puis si par chance ça devait lui plaire, peut-être pourrait-elle recommander mon blog à ses lecteurs ? En quelque sorte, une prise de contact probablement un peu directe et trop "intéressée". J'aurais sans doute dû commencer par tenter de nouer une relation plus "profonde" en m'intéressant d'abord à son écriture.

La réaction a été très rapide : cela ne l'intéresse pas. Ce qui est tout à fait compréhensible. Néanmoins, je fus quelque peu déçue par le ton qu'elle employa pour faire passer ce message - que j'ai ressenti comme hautain et sec - me renvoyant à un post de son site que j'avais déjà lu comme si ça pouvait répondre à mon besoin d'avis extérieur : un post sur "comment devenir écrivain", résumé des 32 bouquins déjà rédigés sur la question... Je suis sans doute amère - c'est que mon orgueil de bébé-écrivain en a pris un coup - mais j'ai vraiment eu l'impression que son orgueil à elle, par contre, était en pleine forme...

I.D., si piquée par la curiosité tu décidais de me lire, excuse-moi. Le but de ce post n'est pas de t'incendier, mais c'est tout ce que je suis parvenue à écrire ce soir. Je n'ai pas de rancoeur, seulement une grande frustration liée au sentiment d'écrire pour personne.

dimanche 26 mars 2006

C'est décidé, j'écris : poste 1...

Depuis des mois, je caresse l'idée de devenir écrivain...

En y réfléchissant bien, cela fait même des années. En secondaire, j'avais un "carnet de textes" que je remplissais de poèmes dégoulinants d'amour, ou carrément de pensées ado-suicidaires. J'ai eu plusieurs journaux intimes, selon les périodes de ma vie.

J'ai choisi le journalisme à l'université, car j'aimais écrire et rencontrer des gens. Puis je l'ai vite quitté, par manque d'intérêt pour l'actualité : j'ai privilégié mon sens du contact humain dans une profession commerciale. Puis, par manque d'écriture, je me suis réorientée vers la communication. Account/copywriter dans une agence de marketing direct. Là, je me suis rendu compte que ma facilité d'écriture était un véritable atout. Je rédige en moins de deux mailings, lettres, newsletters, quel que soit le client ou le sujet. On me demande d'écrire pour Club Med, Nestlé, L'oréal, Deutsche Bank, Renault, GB, ...

A côté de ça, j'éprouve une certaine admiration, voire une admiration certaine, pour J.K. Rowling : partie de rien, sa plume et son café, et hop! Elle nous pond un chef d'oeuvre de littérature... Et ce n'est pas par omission que je n'y ajoute pas l'adjectif "enfantine", car tout le monde sait que ses livres sont appréciés bien au-delà de la limite d'âge initialement prévue.

Par ailleurs, comme une autre de mes ambitions est de devenir millionaire, je me disais (sans doute comme nombre d'aspirants écrivains fans de JK Rowling) : pourquoi pas moi ? Je joue assidument à Euromillion, mais j'ai l'art d'avoir systématiquement les chiffres d'à côté (si le 33 est tiré, c'est le 32 qui se trouve sur mon ticket... Il m'est arrivé de faire une série entière de cette façon : systématiquement à 1 chiffre du bon chiffre!)

Alors j'ai recommencé à penser à écrire... Je me suis fait offrir des livres sur l'art d'écrire. "Les italiques jubilatoires" et "L'écriture : du premier jet au chef-d'oeuvre" de Natalie Goldberg, ainsi que "Je suis un écrivain" de Gilbert Gallerne.

Le premier m'a carrément fait l'effet annoncé : en le lisant, j'avais la plume qui me démangeait. Je me suis aussitôt attelée à un nouveau cahier, acheté un stylo pour que ça glisse mieux et ma main s'est mise à courir sur le papier, suivant les préceptes de Natalie : en laissant venir ce qui voulait venir. J'ai noirci des pages, puis la lassitude est venue. Cela ressmblait plus à une sorte de journal intime qu'à un début d'ébauche de quoi que ce soit de construit Je ne parvenais plus à m'asseoir à mon bureau, ou où que ce soit d'autre pour le plaisir d'écrire. J'ai un moment pensé à lancer avec mes copines une sorte d'atelier d'écriture, mais je me suis découragée.

On en vient enfin au coeur du sujet : j'ai enfin décidé d'écrire...

Il fallait que j'investisse dans un ordinateur. Un portable, pour que je puisse m'installer n'importe où. Le cahier me bloque, l'ordinateur m'attire.

Je me suis dit : "Marie, c'est l'occasion où jamais de t'y remettre : crée ton blog, ça te forcera à écrire régulièrement..." L'idée c'est de créer une sorte de bestiaire de personnages qui me permettront plus tard de les faire évoluer dans une vraie histoire, mais aussi de parler de ma propre expérience de l'écriture et de partager la vôtre.

Alors voilà, je me lance. C'est mon premier poste. Je n'ai encore rien découvert des possibilités de blogger, je vais plancher un peu. En attendant, n'hésitez pas à donner vos commentaires : vos expériences, vos propres textes si vous le voulez, vos avis sur les miens,... Bienvenue !

Marie