lundi 7 septembre 2015

Graine d'histoire : Polars

J'aimerais beaucoup avoir votre feedback sur les graines d'histoires que je poste régulièrement. Ça vous aide ? Personnellement, il m'est déjà arrivée de me sentir immédiatement inspirée, mais ça ne marche pas à tous les coups...
Bonne semaine et puisse l'inspiration être à vos côtés !

Vous êtes écrivain de polars. Vous réalisez qu'un psychopathe reproduit les meurtres de vos histoires. Le problème, c'est que vous n'avez jamais été publié.

PS : N'oubliez pas d'oublier un livre quelque part aujourd'hui... 

jeudi 3 septembre 2015

Découvrez votre profil d'écrivain selon MBTI

Si vous travaillez dans une grande entreprise, que vous occupez une fonction managériale ou plus simplement que vous vous intéressez au développement personnel, vous avez probablement déjà entendu parler du test de personnalité "MBTI" (pour Myers-Briggs Type Indicator) avec des phrases du genre : "T'as fait le MBTI (prononcer "èmbitiaille") ? Moi, je suis ENTP*, et toi ?"

Et si vous n'avez aucune idée de ce que ça veut dire, cet article va vous mettre dans le secret des Dieux...

Les 4 dimensions du test MBTI


  • Votre relation aux autres : Extraverti (E) ou Introverti (I)
  • Votre rapport à l'information : Sensible (S) ou Intuitif (N)
  • Votre mode de décision : Penseur (T) ou Sentimental (F)
  • Votre façon d'agir : Juge (J) ou Percepteur (P)

C'est un test qui permet de mieux se connaître, et dans le cadre de relation d'équipes au travail, de mieux connaître les modes de fonctionnement des autres et d'adapter son mode de communication en fonction. Vous pouvez en savoir plus et réaliser ce test gratuitement ici.

De même, votre profil MBTI a une incidence sur votre façon d'aborder l'écriture. Je suis tombée sur cette explication en anglais sur Pinterest, et je vous en ai fait une jolie traduction.

Découvrez votre profil d'écrivain inspiré du célèbre test MBTI

Alors ? Vous vous retrouvez dans quel profil ? De mon côté, je dois dire que mon profil correspond assez bien à la réalité...

* Je suis réellement ENTP... Bien que le T n'était pas hyper tranché par rapport au F. Dans les fonctions marketing et communication, on retrouve énormément de ENFP. Les 3/4 de mon équipe en étaient, d'ailleurs...


lundi 31 août 2015

Graine d'histoire : Carnet oublié

C'est lundi ! Pour bien commencer la semaine, voici un brin d'inspiration...
Et vous, vous avez des graines d'histoires à proposer ? N'hésitez pas à les proposer en commentaires, je me ferai un plaisir de les publier ici-même (en vous en rendant le crédit, bien entendu !).

Dans un train, sur la banquette à côté de vous, une jeune fille a oublié un carnet.

jeudi 27 août 2015

Savoir donner et recevoir une critique

Ceux qui me connaissent savent que je ne réagis pas toujours bien à la critique. C'est humain, personne n'aime voir son travail malmené ou ses compétences remises en cause. Heureusement, durant ma carrière, j'ai eu l'occasion de suivre à plusieurs reprises des formations à ce sujet, et j'ai pu apprendre à mieux accepter, écouter et même donner des critiques. Car la critique est constructive, tout dépend de la façon dont elle est formulée et reçue.

Lors de mes ateliers d’écriture créative, chaque exercice pratique est suivi d'un temps de partage.
Ceux qui le souhaitent peuvent lire leur texte à voix haute, les autres peuvent commenter.

Je me suis dit qu'il serait donc utile de commencer par apprendre à critiquer de manière constructive et à les recevoir comme un encouragement, une opportunité de s'améliorer, plutôt que comme un désaveux. C’est un bon exercice pour les futurs auteurs qui devront de toute façon y faire face s’ils souhaitent un jour publier leurs écrits.

La critique constructive en 8 leçons

Savoir émettre une critique de façon constructive

Celui qui émet une critique doit se rendre compte de l’impact que sa critique peut avoir. Le but de ces ateliers d'écriture est de créer de la confiance en soi, il ne faudrait pas qu’une mauvaise critique vienne tout gâcher. Voici donc quelques règles, que j’ai apprises lors de séminaires en management et appliquées dans mon métier de consultante en communication, pour émettre une critique constructive sans couper les ailes de celui qui la reçoit.

Bien entendu, nous ne sommes pas ici dans le cadre d’une relation de travail, mais ce sont des principes qui sont bons à connaître, quitte à les appliquer avec un peu plus de flexibilité dans des sphères plus privées.


  • Toujours commencer par un compliment : D’abord dire ce qu’on a aimé, ce qui est particulièrement bon, réussi. 
  • Ensuite éventuellement soulever ce qui pourrait à votre sens être amélioré, ou ce que vous, personnellement, avez moins apprécié. Attention : ne jamais utiliser le mot “Mais” ! Il efface automatiquement tout le bien que vous avez pu dire en commençant. Préférez-lui le "Et"... Pas facile, mais vous verrez que cela vous forcera à rester positif. Parlez en “Je” (“Je pense que”, “J’ai l’impression que”, “Je me demande si”). 
  • Vous pouvez suggérer des pistes de solutions, mais c’est l’intéressé en premier lieu qui doit, sur base de ce que vous lui avez dit, trouver les pistes d’amélioration ou vous demander ces suggestions. 
  • Soyez attentif au non-verbal : notez la position du corps, des mains, des pieds, du regard, l’expression du visage. Si vous percevez une réticence, c’est peut-être que vous avez été trop accusateur, reformulez en “Je” : personne ne peut vous en vouloir de vos opinions ou de votre ressenti, par contre, chacun se sent attaqué par une accusation portée à son travail, qui remet implicitement ou explicitement ses compétences en cause. 

Comment recevoir une critique positivement

Celui qui reçoit la critique doit aussi pouvoir se montrer ouvert, voici comment s’y prendre.

  • Laissez l’autre exprimer sa pensée sans l’interrompre ni chercher à vous justifier à tout prix. Au besoin, prenez des notes. 
  • Remerciez d’abord votre interlocuteur pour sa franchise et cette critique qui vous permet de vous remettre en question. 
  • Pour vérifier que vous avez bien compris les critiques, récapitulez-les oralement. 
  • Proposez vous-même des pistes d’amélioration ou, si vous n’en voyez pas, demandez-en à votre interlocuteur.

lundi 24 août 2015

Graine d'histoire : Au hasard

De retour d'un week-end à Hoi An, je poursuis l'écriture d'une histoire courte entamée la semaine dernière. L'inspiration est avec moi, j'en profite... Mais pour ceux et celles qui ne savent pas quoi écrire aujourd'hui, voici une petite graine d'histoire, rien que pour vous.

Attrapez le premier livre ou magazine à votre portée, ouvrez-le au hasard et commencez votre histoire par la première phrase du premier paragraphe.

jeudi 20 août 2015

11 et quelques résidences d'écrivains pas forcément publiés

Vous aussi, vous rêvez parfois de tout mettre entre parenthèses pour pouvoir enfin vous consacrer seulement et uniquement à l'écriture ?

Dans ses romans, Stephen King met souvent en scène des écrivains isolés (Shining, La Part des Ténèbres, Vue imprenable sur jardin secret...). Et bien, c'est ça, l'image que je me fais d'une retraite d'écrivain idéale (l'histoire d'horreur en moins, sauf si c'est moi qui l'écrit) : un endroit calme, juste moi, mon manuscrit et de quoi l'écrire. Loin des contingeances matérielles.

Un peu utopique, non ? Parce que bon, il faut bien travailler, gagner sa vie, s'occuper de la maison, des courses, des enfants, faire à manger, avoir une vie sociale... Ça fait beaucoup pour deux malheureuses petites parenthèses.

C'est alors que j'ai découvert les résidences d'écrivains. Mon rêve devenu réalité. Ni plus, ni moins. Ces résidences, il en existe un peu partout dans le monde, quand on cherche bien. Elles accueillent un ou plusieurs écrivains pendant une durée qui va de quelques semaines à quelques mois, pour leur permettre de travailler sereinement à leur projet. Souvent, elles sont gratuites, parfois une participation est demandée, en cash ou en nature (animation d'ateliers, conférences, etc.). Certaines sont carrément rémunérées, mais bon, je n'en demande même pas tant.



Où est le piège ? La plupart de ces résidences s'adressent à des écrivains déjà publiés à compte d'éditeur. Mais j'en ai déniché quelques unes, sur le site de la Maison des Écrivains et de la Littérature, qui semblent être moins strictes à ce sujet. Voilà une idée qu'elle est belle, pour vos prochaines vacances, non ?

Liste de résidences d'écrivains qui n'exigent pas d'être déjà publié


Bellagio Study and Conference Center - Italie

Financé par la fondation Rockfeller, ça pète, non ? "Tous les projets sont les bienvenus mais un intérêt particulier est porté aux projets concernant l'environnement, l'urbanisation et la santé mondiale. La qualité, l'innovation, la faisabilité et l'impact du projet, les qualifications professionnelles et les réalisations précédentes du candidat sont pris en compte."
Plus d'info sur le site MEL

Centre Intermondes - La Rochelle (France)

"Il convient que le projet soit en lien avec un partenaire et une structure locale."
Plus d'info sur le site MEL

Fées d'Hiver - Haute Savoie (France)

"Les jeunes artistes et les jeunes compagnies, porteurs d'un projet artistique résolument contemporain, sont privilégiés."
Plus d'info sur le site MEL

Le Centquatre - Paris (France)

"Présentation d’une démarche plutôt que de projets déjà très avancés. Les artistes en résidence s’engagent à ouvrir régulièrement les portes de leurs ateliers au public et à organiser des rencontres."
Plus d'info sur le site MEL

Les Maisons Daura - Lot (France)

"Les artistes sont choisis pour leur capacité à se mettre en résonance avec le site, leur volonté de développer une expérience sur et avec ce territoire et leur disposition à des aventures pluridisciplinaires. Le dossier de candidature comprend un curriculum vitae, une lettre de motivation, un projet de résidence et un aperçu des différents travaux en cours et à venir."
Plus d'info sur le site MEL

Les mille univers - Cher (France)

"Un temps est réservé à l'auteur pour son travail de création et un temps est consacré aux rencontres avec le public."
Plus d'info sur le site MEL

MEET- St Nazaire (France)

"Le Comité technique de la M.E.E.T, composé d'écrivains, de traducteurs et de critiques littéraires, se réunit deux fois par an et sélectionne les candidats sur leur qualité littéraire."
Plus d'info sur le site MEL

Résidence artistique Georges Sand / Frédéric Chopin - Allemagne

"Sont recherchés des artistes de différentes disciplines qui ont déjà développé une expression artistique propre et souhaitent aller plus loin par le moyen de recherches interdisciplinaires, sensibilisés aux enjeux politiques et de société contemporains, souhaitant appréhender et partager leur activité artistique dans un contexte sociétal, ouverts à l’interaction avec d’autres artistes, prêts à explorer les principes de cette résidence franco-germano-polonaise..."
Plus d'info sur le site MEL

The Camargo Foundation - Bouches-du-Rhône (France)

"Les résidents sont choisis pour la qualité de leur projet artistique, la cohérence et le sérieux de l’intention de l’auteur. Le dossier de candidature (CV, description du projet, lettres de recommandation) est à faire en anglais et l'extrait (d'une œuvre récente) doit être traduit."
Plus d'info sur le site MEL

Villa Kujoyama - Japon

"Les candidats doivent soit être de nationalité française ou résider en France depuis au moins 5 ans, soit être de nationalité japonaise et résider au Japon ; être des créateurs professionnels ayant achevé leurs études et justifier d’un parcours professionnel de 5 ans minimum ; se libérer de leurs activités professionnelles durant toute la période de résidence."
Plus d'info sur le site MEL

Villa Médicis - Italie

"Les candidats doivent être âgés de plus de 20 ans et de moins de 45 ans au 31 décembre de l'année en cours, et être francophones. Il est préférable d'avoir des notions de langue et de culture italiennes. Les candidats seront déjà engagés dans leur vie professionnelle et chercheront dans le séjour à la Villa Médicis une occasion d'approfondir leurs connaissances et compétences dans le cadre d'un dialogue culturel franco-italien."
Plus d'info sur le site du MEL

Vous en voulez d'autres ? J'ai également trouvé des listes de résidences aux Etats-Unis sur le blog The Write Life et sur celui de Aerogrammestudio, si vous parlez anglais.

Alors, qu'est-ce que vous en dites ?

Dans le même esprit, ça me donne l'envie d'organiser, un jour peut-être, un séjour "Retraite d'écriture" ici au Vietnam. Qui serait partant ?

En attendant, demain on part en famille pour un week-end dans la merveilleuse ville d'Hoi An, en bord de mer. Ce ne sera pas une parenthèse d'écriture, mais certainement une jolie source d'inspiration ;)

Faites de beaux rêves d'écriture (puis surtout, n'oubliez pas de les réaliser !)

lundi 17 août 2015

Graine d'histoire : Alcatraz

C'est lundi ! Alors, vous aimez les graines d'histoires ? On en trouve beaucoup sur Pinterest, mais principalement en anglais, sous le nom de writing prompts. C'est pourquoi j'ai décidé d'en créer en français et de les publier régulièrement. Qu'est-ce que vous en dites ?

Lors d'une visite touristique à Alcatraz, alors que vous traînez la patte à l'arrière du groupe, vous vous enfermez malencontreusement dans une cellule et personne ne remarque votre absence.

jeudi 13 août 2015

Organiser vos idées efficacement grâce à Evernote

Pour mes deux premières tentatives de roman, je me suis lancée tête baissée sans rien d'autre qu'une vague idée en tête. Pas même une idée de déroulement de l'intrigue. Tout juste une ébauche de personnage, et encore, sans background.
Bien que la première - dont j'ai publié le premier jet ici sous forme du feuilleton à suivre "Un ennemi de poids" - m'ait mené relativement loin, je ne suis jamais parvenue à conclure correctement.

Attention : si vous décidez de le lire sur ce blog, les posts sont affichés du plus récent au plus ancien, je vous conseille donc de scroller pour commencer par le début.

La seconde, n'en parlons même pas. C'était mon premier Nanowrimo, et je me suis lamentablement échouée sur le bord d'une page aux environs de 10.000 mots.

Vous connaissez l'adage "Fool me once, fool me twice..." Bref ! J'ai décidé de m'OR-GA-NI-SER. Pour mon second Nano, je m'étais préparée : j'avais fait des recherches, j'avais un synopsis, l'un ou l'autre personnage... Bon, je ne l'ai pas fini non plus, mais ça c'est une autre histoire. Je ne désespère pas de le terminer un jour.

Toujours est-il qu'il me fallait un outil qui me permette de rassembler toutes ces recherches. Google Drive était bien pour être sûre de ne pas perdre mes documents, mais j'avais pas mal de recherches internet, sur différents supports : des pdf, des vidéos, des pages web... Pinterest, j'adore, mais c'est surtout très visuel. Et figurez-vous que j'ai trouvé l'outil PAR-FAIT (enfin, pour moi en tout cas).
J'ai nommé : Evernote !

NOTE Je précise ici que je ne suis pas rémunérée par Evernote pour leur faire de la pub : c'est vraiment parce que je trouve cet outil très pratique que je vous en parle.


Une collection de carnets de notes

Honnêtement, est-ce que vous gardez toujours près de vous un carnet de notes, comme est censé le faire tout écrivain qui se respecte ? Non ? Moi non plus. Et bien la bonne nouvelle, c'est qu'avec Evernote, en fait, vous en avez toujours toute une collection sur vous ! Dans votre smartphone. Oui, parce qu'Evernote a une version desktop, bien pratique quand vous travaillez sérieusement à votre roman, et une version mobile, encore plus pratique pour prendre des notes sur le vif !
Et l'avantage, c'est que vous pouvez créer autant de carnets que vous le souhaitez. Par exemple, moi, j'en ai un par roman, un avec des idées en vrac, un avec des idées pour mon blog...

Bien plus que des notes

Avec un simple carnet de notes, vous ne pouvez pas y attacher une page web (je vous recommande vivement d'installer aussi le web clipper dans votre navigateur, qui rend le bookmarking encore plus facile), ou une photo, ou encore dicter une idée fugace qui vous passe par la tête. Ici, tout ça est possible. C'est quand-même vachement plus riche. Vous pouvez même créer une checklist (mais ça, vous pouvez aussi le faire dans votre moleskine).
Mieux : vous pouvez annoter ces notes (par exemple, prendre des notes sur un article wikipedia que vous avez sauvegardé) !

Evernote web clipper
Voici le web clipper (indice : je prépare mes ateliers créatifs)

Evernote note sur mobile
Prise de note mobile...

Comment rester organisé ?

C'est simple : en utilisant les tags. Ce que vous pouvez difficilement faire dans votre carnet, à moins de le recouvrir de mini-post-its multicolores. Par exemple, j'utilise des tags "personnages", "scènes", "recherches" + des tags plus spécifiques sur les thèmes de mes recherches. Comme ça quand je cherche tout ce que j'ai rassemblé sur tel personnage ou tel lieu, il me suffit d'afficher uniquement les notes contenants ces tags. Facile, non ?

Tags notes dans Evernote
Voici la liste de mes notes concernant mes recherches sur la prison
Je sais qu'il existe des concurrents à Evernote, comme le One note de Microsoft notamment, mais je ne les ai jamais testés sérieusement. Et vous ? Si vous voulez partager votre propre expérience sur le sujet, n'hésitez pas à laisser un commentaire, je serais vraiment heureuse de connaître votre avis.


lundi 10 août 2015

Graine d'histoire : Télépathie

Les graines d'histoires (ou writing prompts en anglais) sont destinées titiller votre imagination et stimuler votre inspiration. J'ai l'intention d'en poster ici tous les lundi, histoire de bien commencer la semaine. Bonne écriture !

Un matin, le monde se réveille en réalisant que chacun peut lire dans les pensées des autres

vendredi 7 août 2015

5 astuces d'écrivain pour vaincre la procrastination


Il faut savoir que la procrastination est ma pire ennemie. Mon addiction aux réseaux sociaux comme Facebook et Pinterest y est pour quelque chose (et encore, j'ai de la chance : depuis que je suis au Vietnam, je n'ai pas facilement accès à Twitter, c'est toujours ça en moins...).

J'ai donc cherché, trouvé et testé 5 astuces pour vaincre la procrastination.

1. Se déconnecter (non, sans blague ?)

Comme vous l'aurez deviné, c'est quelque chose que j'ai du mal à faire, mais les quelques fois où j'y parviens, je suis beaucoup plus productive. Il faut cependant une certaine dose de volonté parce que vous pouvez être sûre que c'est à ce moment-là qu'une question essentielle vous assaille, qui trouverait certainement une réponse satisfaisante sur Pinterest ou sur Google. Mais résistez à l'appel des sirènes, car dès que vous aurez ouvert votre navigateur, vous ne pourrez vous empêcher de voir cette petite notification Facebook (allez, ça ne prendra qu'une minute...) et hop ! Voilà la matinée qui y passe.

Pour vous aider, il existe des outils gratuits, pas mal foutus, comme :

  • Focus Writer qui élimine toutes les tentations en vous fournissant un espace de travail épuré, où seul un éditeur de texte est disponible pour que vous restiez concentrés sur l'écriture.
  • SelfControl (Mac OS) ou ColdTurkey (Windows) qui vous permettent de limiter le temps que vous passez à lire vos mails ou consulter des sites distrayants. Attention : une fois le timer enclenché, rien ne peut le désamorcer. Vous êtes obligé d'attendre jusqu'au bout ! Efficace...
  • NEW (01/09/2015) : Freedom a désormais une version gratuite. Même principe que SelfControl.

2. Se créer une bulle

Il faut que vous ayez votre propre espace de travail, éloigné de toute distraction. Pour ma part, je viens juste de louer un espace de coworking, parce que quand j'étais attablée dans la salle à manger, avec vue sur la vaisselle accumulée dans l'évier de la cuisine, le canapé pas loin qui faisait face à la télévision, comme pour me dire "Viens, y a encore des épisodes de Under The Dome qui t'attendent...", et ben la plupart du temps, je finissais par faire autre chose.
Évidemment, vous n'êtes pas obligé d'en arriver là, mais organisez-vous un endroit rien qu'à vous, confortable, où rien ni personne ne viendra vous déranger. Ça peut être à la table d'un café, pourquoi pas ? Avec vos écouteurs dans les oreilles, un capuccino, un Earl Grey ou un chocolat chaud... du moment que vous soyez en mode confort.

3. Se fixer des objectifs faciles

En management et en marketing, on parle d'objectifs SMART (Spécifiques, Mesurables, Atteignables, Relevants et définis dans le Temps), et à peu de choses près, on peut appliquer la même formule à l'écriture. Soyez précis et réalistes dans les objectifs que vous vous fixez. Voici quelques exemples, mais à vous de choisir vos propres objectifs :

  • C'est décidé, j'écris minimum 30 minutes par jour.
  • C'est décidé, j'écris minimum 300 mots par jour.
  • C'est décidé, j'écris un blog post par semaine.
  • C'est décidé, j'écris une nouvelle par semaine (c'est le principe du projet Bradbury).
BONUS : vous voulez être sûr d'atteindre votre objectif ? Write or Die vous y oblige. Vous choisissez un nombre de mots, un timing et une punition. La plus extrême étant que si vous n'atteignez pas le nombre de mots requis dans le temps imparti, tout votre texte s'efface (mode kamikaze) ! Argh...

4. Se récompenser

L'avantage quand on se fixe des objectifs faciles, c'est qu'on a chaque fois l'occasion de se féliciter de les avoir atteints. Et il faut le faire. Pourquoi ne pas instaurer carrément un petit rituel d'auto-gratification ? Par exemple, si vous êtes fan de chocolat comme moi, offrez-vous un carré chaque fois que vous aurez atteint votre objectif du jour ou de la semaine. N'oubliez pas de vous féliciter, c'est une façon de renforcer ce comportement de façon positive, tout en renforçant aussi votre estime personnelle, ce qui n'est jamais inutile.

5. Cesser de se juger

La procrastination n'est pas l'expression d'une indécrottable paresse. On ne remet généralement pas au lendemain parce qu'on est fatigués ou qu'on n'a pas envie, puisque souvent on fait autre chose à la place. Parfois, je suis même capable de faire le ménage au lieu d'écrire ! C'est vous dire... Pourtant j'aime écrire et je déteste faire le ménage.
La procrastination est souvent le symptôme d'une peur de l'échec (ou du succès et de ses éventuelles conséquences, pourquoi pas ?), d'une peur du jugement des autres, d'une mauvaise estime de soi (d'où l'importance de se congratuler régulièrement) ou d'un manque de recul qui nous empêche de fixer nos priorités.
Justement, c'est peut-être par là qu'il faut commencer. Interrogez-vous sur votre motivation par rapport à l'écriture et la place que vous voulez lui donner dans votre vie. Fixez vos priorités, de façon à ne plus vous poser de questions sur la chose à faire à tel moment donné. Si garder une maison en ordre est prioritaire, très bien : organisez votre journée de façon à placer votre moment d'écriture dès que vous aurez fini de ranger.
Cessez de vous blâmer et de vous traiter de paresseuse. Au lieu de dire "Il faut absolument que j'écrive" (ça sonne comme un fardeau), dites "Je veux absolument écrire".


Et vous ? Comment trouvez-vous la motivation et la discipline pour écrire régulièrement ? Avez-vous déjà testé l'un ou l'autre de ces trucs ? Je serais ravie de lire vos propres expériences à ce sujet.

samedi 6 juin 2015

Paris en bouteille

Celle-ci m'a été inspirée d'une scène dans un film avec Brad Pitt. Trouverez-vous lequel ?

mercredi 3 juin 2015

L'âge de raison

Une petite histoire toute mimi... Une amitié mise à l'épreuve des autres et du temps qui passe.

lundi 1 juin 2015

Z comme

Que font une vielle alcoolo et une ado rebelle au volant d'un mobilhome sur une route déserte ?

dimanche 31 mai 2015

À l'autre bout du fil

Celle-ci m'a été inspirée d'un scène du film "The Little Death", qui est assez rigolo, je dois dire...

L'histoire d'un ado qui passe ses mercredi après-midi au téléphone rose.

C'est un peu "olé olé", mais ça va, c'est pas du hardcore, non plus, hein ;)

La dernière cène

Voilà, je me suis enfin remise à écrire des histoires courtes. Seulement, cette fois, j'ai décidé de tenter de les publier sur une plateforme de partage de textes, Wattpad.

Voici donc la dernière en date, je publierai les autres bientôt.

Le pitch ? Le voici :

Deux amis d'enfances rivalisent d'originalité pour faire découvrir à l'autre les meilleurs restaurants. Jusqu'où va les pousser leur amour de la gastronomie ?

Bon appétit !

mardi 13 janvier 2015

Remettre l'écriture dans ma vie

Voilà, c'était une de mes résolutions pour 2015. Je voulais remettre l'écriture dans ma vie. J'ai commencé à semer les graines de ce que pourrait devenir cette résolution fin 2014 : je me suis lancée comme copywriter freelance et biographe. Puis, ma nouvelle vie d'expatriée m'a incitée à lancer un nouveau blog, que j'alimente si pas quotidiennement, au moins régulièrement. Pour les fêtes et à l'occasion de mon départ, j'ai reçu plusieurs très beaux carnets d'écriture de mes proches, que j'ai glissés dans mes bagages.

Mais mon début de roman, entamé à l'occasion du dernier NaNoWriMo, n'a pas avancé d'un poil. Pourtant, c'était bien parti... Mais voici une leçon de plus sur le chemin de mon apprentissage du métier d'écrivain : il faut battre le fer tant qu'il est encore chaud. En tout cas en ce qui me concerne.

Ce n'est pas la première fois que je suis emballée par un projet d'écriture. Puis tout d'un coup, me voilà bloquée, pour une raison ou une autre (ici, c'était mon intrigue qui était incohérente avec la réalité judiciaire). Je me dis gentiment "c'est pas grave, je vais laisser reposer et je reprendrai ça une fois arrivée là-bas..." Ben non. ça marche pas comme ça avec moi. J'ai vraiment du mal à reprendre un ouvrage endormi. Mon amie procrastination s'en donne à coeur-joie et trouve mille et une raison valables ou non pour ne pas s'y remettre. Voyez ? Même ce post est une excuse pour ne pas s'y remettre.

Alors voilà. Soit j'entame un nouveau projet en me donnant un objectif quotidien raisonnable (par exemple 500 mots, ou 30 minutes), soit je prends mon courage à deux mains et je m'attaque à la réécriture de mon intrigue et des parties déjà écrites qu'il faudra modifier. On dit de ne pas éditer avant la fin du premier jet, mais ici, si je ne le fais pas, c'est tout le premier jet qui sera à jeter.

Allez, courage...

dimanche 9 novembre 2014

NaNoWri-quoi ?

Novembre est connu par des centaines de milliers d'écrivains et aspirants écrivains de par le monde comme étant celui du NaNoWriMo (pour National Novel Writing Month. Infos sur www.nanowrimo.org). Kesako ? Un défi un peu fou que se lancent ces gens de tenter de rédiger un roman d'au moins 50.000 mots entre le 1er et le 30 de ce mois ! Ça fait quand même une moyenne de 1.667 mots par jour...

Quel est l'intérêt ? 
Principalement celui de lutter contre la procrastination (pas comme ce que je suis en train de faire, par exemple : rédiger ce blog post au lieu de rattraper mes 6000 mots de retard...), de se "jeter à l'eau", de se sentir entouré et soutenu dans ce labeur solitaire...

En effet, une grande communauté internationale et de nombreuses communautés locales se forment autour de cet événement, organisant régulièrement des rencontres réelles ou virtuelles pour faire avancer votre "word count".

Qu'est-ce qu'on gagne ?
La satisfaction d'avoir atteint un objectif ambitieux. Bien que les (nombreux) gagnants reçoivent quelques avantages, comme un beau badge et des réductions sur des logiciels d'écriture, par exemple, ce n'est pas le principal attrait du NaNoWriMo. La plupart des gens le font pour le plaisir du défi. Cependant, de nombreux écrivains ont réussi à faire publier ce qu'ils avaient rédigé durant ce mois de folie. Preuve s'il en est qu'un bon coup de pied aux fesses peut faire des miracles et qu'on peut écrire quelque chose de qualitatif même en si peu de temps !

Pour ma part, c'est la 2ème année que j'y participe. L'an dernier, j'ai abandonné après 8.000 mots, parce que je pataugeais dans l'intrigue, que je n'avais absolument rien planifié, et que j'avais du mal à trouver le temps nécessaire pour écrire. Là, j'ai déjà dépassé les 10.000 mots, et j'ai mieux préparé mon coup : j'ai un plan sous la main, quelques recherches effectuées, quelques ébauches de personnages... Je vous dirai en décembre si j'ai "gagné" mon NaNo, et je solliciterai peut-être vos avis sur mon texte via ce blog.

Ce qui me plait, c'est de faire la connaissance d'autres écrivains près de chez moi, de chatter avec eux sur IRC pendant mes séances d'écriture, de me mesurer à eux au cours de "word wars", de voir le compteur grimper avec satisfaction...

Et vous, avez-vous déjà participé au Nano ? L'avez-vous réussi ? Quelle satisfaction en avez-vous tiré ?



mercredi 8 octobre 2014

Devenir écrivain... du rêve à la réalité

Si vous êtes un peu comme moi, vous avez toujours rêvé de devenir écrivain. Sur les bancs de l'école, lorsque votre prof de français vous félicitait pour vos merveilleuses rédactions ou lorsque vos cousines vous sollicitaient pour pondre les leurs, vous éprouviez ce sentiment de fierté teinté d'orgueil. Lorsque vous avez dû choisir vos études supérieures, vous avez opté presque sans réfléchir pour une filière littéraire. Votre parcours professionnel est emplis de mots et vous passez une bonne partie de vos journées à mettre en pratique ce don de l'écriture pour votre employeurs ou vos clients, lesquels se montrent d'ailleurs souvent aussi admiratifs que votre vieux prof de français.


Mais lorsqu'il s'agit d'écrire, je veux dire, VRAIMENT écrire... vous avez tendance à vous débiner - parfois - et à procrastiner - souvent.

Un blog ? Quelle bonne idée ! Chouette, je m'y mets tout de suite. Premier post. Second post. Puis très vite, pfff... là, ce soir, j'ai plutôt envie de regarder la télé. Chuis crevée. J'ai pas d'idée. Mon dernier post date d'il y a moins d'un mois, deux, enfin bref, pas si longtemps, ça peut bien attendre encore un peu. Toutes les excuses sont bonnes.

Un roman ? Allez, j'attaque ! Tiens, pour me motiver, je me lance un vrai défi : écrire un premier jet de roman de minimum 50.000 mots en 30 jours. Tenir une moyenne de 1667 mots par jour, ça doit être envisageable, non ? C'est cool : on est tout un petit groupe, on fait des connaissances, on chatte sur IRC comme au bon vieux temps, on se fait des write-in, des word-war... Quoi ? Seulement 9.000 mots à la fin du mois ? C'est pas bien grave, puis y avait des excuses : c'était un mois chargé.

Ce qu'il me manque, c'est du temps !

C'est sans doute ce que vous vous dites. En tout cas, moi c'est mon excuse principale. C'est vrai, quoi! Le boulot, les trajets, les enfants... le soir, on n'a plus beaucoup le courage et on a souvent envie de se vider la tête. Puis, un jour, il m'est arrivé une bonne mauvaise nouvelle : j'ai perdu mon emploi. Aouch ! Ca fait mal, mais je vais pouvoir en profiter pour écrire, enfin. Tu parles...

Bon, ok, même si on postule très sérieusement, faut bien admettre qu'on n'y passe pas huit heures par jour. Mais déjà, au chômage, les journées ne font plus huit heures, puisqu'elles commencent plus tard et terminent plus tôt. Ben oui, forcément, on fait des économies : fini la garderie après l'école, faut y être à 15h10. Puis, comme on ne bosse pas, ben on fait des choses qu'on n'a pas le temps de faire d'habitude, on s'occupe un peu plus du ménage. Et quand on a fini de s'occuper du ménage, qu'on a checké les offres d'emplois, rédigé deux-trois lettres de motivation, rempli les formulaires de candidature ad hoc, on s'offre un peu de répit.

Facebook est ton ennemi

Pour ma part, je suis victime d'une force d'attraction irrésistible envers ce bouffeur de temps de Facebook (enfin, Pinterest n'est pas en reste...). Plutôt que d'avancer sur le plan et la documentation de mon projet en cours, je surfe d'un article essentiel intitulé "31 photos de bébés animaux pour vous rappeler que le monde est merveilleux" à une pétition pour supprimer une page faisant l'apologie de la violence envers les chiens en passant par une vidéo même pas très drôle de gars qui se sont miraculeusement sortis indemnes d'accidents de la route.

Le temps que je m'offre cette petite parenthèse, il est quasiment l'heure de manger, et je sors acheter de quoi me sustenter. Une fois ce besoin physiologique assouvi, il est presque l'heure d'aller chercher blondinette à l'école, ça ne vaut pas la peine de s'y mettre pour si peu, donc hop ! De retour sur Facebook (ou Pinterest, ou Twitter, ou Amazon...) pour patienter jusque-là.

Que se cache-t-il derrière la procrastination ?

Cette inextinguible besoin de gaspiller sa vie au lieu de réaliser ce pour quoi vous êtes fait, à savoir écrire, trouve généralement son origine aux tréfonds les plus mystérieux de votre psyché. Là où se cachent vos peurs. La plus pressante d'entre elles étant le plus souvent la peur de se planter.


  1. Il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent jamais. C'est vrai. Tant que vous n'êtes qu'un "aspirant-écrivain", tout le monde se répand en louanges dès que vous écrivez un texte, vous disant à quel point vous devriez écrire "pour de vrai", parce que vous faites ça si bien... Alors qu'une fois que vous serez reconnu, vous vous exposerez à des critiques sévères, à commencer par celles des maisons d'éditions, puis si vous avez la chance d'être publié, par celles des journalistes et pire encore : celles de vos lecteurs !
  2. La page blanche, cette irréductible ennemie. Comme tous ceux qui écrivent, fût-ce à la plume ou au clavier, vous redoutez ce fameux blocage. Ce moment où votre cerveau est complètement vide et incapable de pondre le moindre mot. Parfois, vous avez bien une idée, mais vous ne savez pas sur quel fil tirer pour en faire une histoire. Parfois vous avez une histoire, mais vous avez beau tirer sur le fil, vous vous trouvez face à un sac de noeuds impossible à dénouer. Que ce soit un problème d'imagination (laquelle est un muscle que l'on peut entraîner facilement à l'aide de "writing prompts") ou de structure, il existe des milliers d'articles de par le web pour aider à vaincre cette peur. J'en ai rassemblé quelques-uns (souvent en anglais) sur un tableau Pinterest, si ça vous dit... Je trouve d'ailleurs que c'est un très bon outil de documentation et d'inspiration.
  3. Rêver sa vie est parfois plus confortable que de la vivre. Même si vous avez la trentaine bien tassée, vous vous dites encore "quand je serai grand(e), je serai écrivain" ? Un peu comme vous vous achetez un billet d'Euromillions juste pour le plaisir d'imaginer ce que vous feriez avec tout cet argent. Vous ne devez pas forcément viser de devenir immédiatement la prochaine Amélie Nothomb (ou J.K. Rowling, si vous avez des ambitions de milliardaires) pour choisir de commencer à vivre de votre plume. Vous pourriez déjà vous lancer comme copywriter ou comme biographe. Ca a l'avantage d'entraîner votre muscle d'écriture tout en vous fournissant la matière première, et donc en évitant le blocage lié au manque d'imagination.

Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

On s'y met ! On intègre l'écriture dans la routine quotidienne. Commencez par décrire votre journée-type, du lever au coucher, avec les heures et durées de toutes vos activités récurrentes. Et essayez d'y caser trente minutes d'écriture par jour. Et de vous y tenir pendant 21 jours. C'est le temps qu'il faut pour en faire une habitude. On s'y met ensemble ? C'est pas la première fois pour moi, mais...

... c'est décidé, j'écris ! ;)

Et vous ?



vendredi 29 août 2014

TEST : avez-vous la fibre d'un copywriter ?

Vous aimez écrire, et vous aimeriez en vivre. Mais vous êtes aussi lucide : c'est pas demain la veille que vous serez J.K. Rowling et en attendant, il faut bien payer les factures.
Alors vous vous dites "pourquoi ne pas se lancer comme copywriter" ? Cela semble plus accessible et permet plus facilement de vivre de sa plume.
Voici quelques questions qui vous permettront de savoir si c'est un métier fait pour vous...

Etes-vous un caméléon ?


Etes-vous capable de vous fondre rapidement dans différents styles, d'appréhender divers secteurs d'activités, de vous approprier un jargon ?  Vous serez tour à tour journaliste lifestyle, vendeur de voiture, économiste, juriste, scientifique, blogueur... C'est aussi une qualité indispensable du romancier, qui doit se découvrir des personnalités multiples pour pouvoir donner du relief à ses personnages.

Avez-vous la fibre commerciale ?


Non seulement, c'est utile pour pouvoir rédiger des contenus commerciaux (parvenir à rédiger un texte vendeur, transformer par exemple les caractéristiques d'un produit en avantages pour le client, etc.). Mais c'est aussi essentiel pour vendre vos propres services à vos clients. Vous êtes un freelance. Vous devez prospecter pour trouver vos clients, entretenir vos relations d'affaires... Ce sera également utile quand vous essayerez de vous faire publier en tant qu'auteur et que vous devrez vendre votre oeuvre aux maisons d'éditions. ;)

Réagissez-vous bien à la critique ?


Vos clients (ou les clients de vos clients, si vous travaillez pour des agences) n'accepteront que rarement vos premiers jets. Ils vous demanderont de reformuler, compléter (et tant pis si vous avez déjà dépassé le nombre de caractères prescrit), réagencer, voire recommencer ! Ils changeront d'avis, reviendront parfois sur leur briefing... S'il ne faut pas forcément tout accepter aveuglément sans réagir (vous êtes l'expert en communication, votre client est expert de son produit), il faut néanmoins pouvoir s'adapter. Après tout, votre futur éditeur aussi vous fera remettre cent fois l'ouvrage sur le métier.

Savez-vous écrire sous pression ?


Il arrive régulièrement que les briefings soient donnés tardivement et que votre texte soit attendu pour hier. Ou alors, vous avez largement le temps, mais un débrief' arrive en dernière minute et vous devez réagir immédiatement. Ecrire sous pression peut s'avérer éprouvant. Mais dites-vous que c'est un bon entraînement pour votre future vie d'auteur publié : quand vous aurez perdu des mois à procrastiner devant votre page blanche et qu'il ne vous restera que quelques semaines pour pondre votre prochain best-seller !

Avez-vous l'âme d'un mercenaire ?


Un mercenaire vend ses services et ne se soucie guère de l'odeur de l'argent. Bien que vous ne soyez pas obligé de faire pareil, y a-t-il des sujets sur lesquels vous refuseriez d'écrire ? Ou des clients pour lesquels vous ne souhaitez pas travailler ? Par exemple, si vous êtes un ardent défenseur de la planète, pourriez-vous écrire pour une compagnie pétrolière ? Si vous passez par l'intermédiaire d'agences, vous pouvez risquer de perdre d'autres opportunités en refusant un job. Pas toujours évident de choisir entre éthique personnelle et faire rentrer de quoi payer quelques factures...

Vous avez répondu une majorité de OUI ?

Alors vous avez probablement les qualités requises pour louer votre plume.
Quelles autres qualités sont nécessaires ou utiles selon vous ? N'hésitez pas à les ajouter en commentaires ci-dessous. J'éditerai ce post avec les plus pertinentes d'entre elles :)

mardi 26 août 2014

C'est décidé, j'écris ! (bis)

Quand j'ai lancé ce blog en 2006, j'étais jeune mariée, nous emménagions dans notre nouveau chez nous et n'avions d'enfants encore qu'en rêve.
Je me souviens des débuts enthousiastes. Je venais de lire un livre, "Les italiques jubilatoires", qui avait réveillé en moi le besoin d'écrire régulièrement. Je me régalais à imaginer une galerie de personnages, me disant qu'ils pourraient peut-être servir de base à un futur roman. Au début, ça venait tout seul... Je me mettais le soir derrière mon clavier, avec juste une simple idée de départ, et les mots se déroulaient sous mes doigts sans que j'aie même à les y inviter.

Puis, emportée par mon élan, je me suis lancée dans des histoires plus longues (Un ennemi de poids et Oscar et Fred). Et là, patatras ! La même recette ne fonctionne pas pour des textes plus longs. Au départ, il y a une image, un concept, qui me vient en tête, et je me dis "tiens, ça serait chouette d'en faire une histoire". Alors je me mets à mon clavier, et je commence à écrire. Mais sans plan, sans intrigue(s), sans personnages prédéfinis, avec chacun leurs propres backgrounds et objectifs, on finit par rédiger un truc plat, linéaire, sans rebondissements... et on s'essouffle.

C'est ce qui m'est arrivé. J'ai calé, mes histoires ne menant nulle part, et je n'arrivais pas à les abandonner pour revenir à ce qui marchait bien pour moi : des textes courts, rythmés et efficaces.

Alors la routine a pris le dessus, je me suis encroûtée, et je n'y ai plus touché. J'aurais pu accuser les enfants, mais mon aînée est née en 2010, alors j'ai pas vraiment d'excuse...

Début de cette année, j'ai refait une tentative, avec "La belle endormie". J'étais plutôt satisfaite. Mais allez savoir pourquoi, cela n'a pas suffit à relancer la machine. Pourtant, on aurait pu croire que le fait de faire pour la première fois l'expérience du chômage (depuis mi-avril 2014) m'aurait donné enfin le temps de me consacrer à l'écriture... J'ai toujours blâmé le manque de temps pour justifier que je n'arrivais plus à écrire. Mais là, rien. J'ai bien commencé un brouillon, mais j'ai à peine deux paragraphes et je suis déjà bloquée. Je lis des tas de conseils sur la meilleure façon de planifier, développer l'intrigue, les personnages... mais mon imagination est comme bloquée.

Alors voilà. J'ai envie d'écrire, c'est sûr. Pour l'instant, je n'arrive pas à puiser en moi la matière pour le faire. Je suis au chômage, donc c'est une opportunité pour orienter ma carrière. Alors, je me dis qu'écrire, quoi que ce soit, c'est déjà faire travailler les bons muscles : celui du style, de la construction... J'ai donc décidé de proposer mes services en tant que copywriter et biographe.

Copywriter, c'est facile : je l'ai fait pendant des années, d'abord en agence, puis chez mes divers employeurs, et en activité complémentaire. Cela permettra de faire des rentrées plus ou moins régulières.

Biographe, c'est autre chose. L'idée m'est venue alors qu'avec mes cousins, oncles et tantes, nous avons offerts les services d'une biographe à ma grand-mère pour ses 85 ans. Avec ma formation de journaliste, j'ai les capacités pour poser les bonnes questions, construire un récit, le documenter. Et je me dis que cela me permettra d'écrire de belles histoires sans avoir à trouver la matière première, puisqu'elle m'est offerte. Et qui sait, peut-être cela me donnera-t-il aussi de la matière à des récits de fiction ?

Alors voilà, pour la seconde fois, c'est décidé, j'écris !